L R AS Publié le dimanche 10 février 2019 - n° 263 - Catégories : le PV Amér.

Plus de la moitié des entreprises américaines sont peu avancées en matière d'EnR

Plus de 50 % des entreprises américaines estiment qu'elles sont bien peu avancées en matière d'énergie.

En général, les informations se concentrent sur les entreprises les plus avancées. Ainsi, début 2018, Google annonce avoir atteint

son objectif de 100 % d'énergie renouvelable. Il dispose de la compétence et des ressources nécessaires pour investir dans l’achat d’énergies propres, pour améliorer son efficacité énergétique et pour valoriser ses actifs sur les marchés de gros de l’énergie.

En 2018, les grandes entreprises américaines ont acheté pour 5 GW d'électricité verte, soit le double de 2017.

En revanche, une entreprise sur trois réfléchit à la façon dont l’énergie peut contribuer à sa croissance, peut améliorer son efficacité et réduire ses risques.

Ainsi, il existe un décalage assez important entre les entreprises qui mettent en oeuvre la nouvelle énergie et celles qui hésitent, reportent ou ne savent pas devant la nouveauté. De nombreux dirigeants d’entreprises et de municipalités considèrent encore l’énergie comme un coût fixe des activités commerciales, et non pas comme une dépense qui peut être réduite. De plus en plus, il existe différentes options pour réduire le coût de l’énergie chez l’utilisateur (derrière le compteur) qui n'existaient pas il y a cinq ans : par exemple, la fourniture de chaleur et d'électricité à la ville de Bridgeport, dans le Connecticut n'a rien coûté à la ville mais lui a permis de réduire ses coûts à long terme tout en réduisant son empreinte environnementale.

D'autres options ont été créées : l'assurance de production d'énergie pour les installations solaires, l’assurance responsabilité civile pour les contrats de stockage d'énergie, le regroupement de clients qui individuellement n’ont pas la taille suffisante pour obtenir une notation élevée de crédit qui leur permettrait de couvrir leur risque de crédit ; l’accès aux centrales virtuelles, à la réponse à la demande, aux options d’approvisionnement en énergies renouvelables. Des produits simplifiés pourraient attirer les clients les moins sophistiqués qui souhaitent participer à la transition énergétique.

GreenTech Media du 4 février

NDLR   L’approvisionnement en énergie renouvelable est en train de créer une distorsion entre les entreprises capables d’obtenir une énergie moins chère et les autres qui utilisent encore l’énergie fossile traditionnelle. Les premières réduisent progressivement leurs coûts. Les secondes vont perdre progressivement leur compétitivité par rapport aux premières.

Surtout, la technicité de cet accès à l’énergie propre constitue une seconde scission entre celles qui sont les plus au fait de la nouvelle technologie, ou qui ont les moyens d’en profiter du fait de leur taille, et celles qui ignorent tout ou qui savent ce qu’il faudrait faire mais ne peuvent pas y parvenir du fait de leur taille trop petite ou de leurs ressources insuffisantes. Une hiérarchisation des entreprises est en train de se créer aux Etats-Unis. Elle se manifestera aussi en France puisque certaines grandes entreprises savent qu’elles peuvent accéder à l’énergie solaire moins chère que celle du réseau, et commencent à le faire (RATP, SNCF, Aéroport de Paris, …) et les autres qui ont peut-être entendu parler de ce kilowattheure moins cher mais qui ne savent pas comment faire, ou ne croient pas utile d’y recourir…

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