L R AS Publié le samedi 26 janvier 2019 - n° 261 - Catégories : panneaux

Améliorations apportées aux panneaux : anti-reflet, anti salissure, nettoyage

Mis au point vers 2013, et après que leur potentiel d’amélioration des performances et leur durabilité aient été constatés, les revêtements anti-reflet recouvrent les panneaux. En piégeant la lumière et en la transmettant à la cellule, les revêtements antireflets ont pour effet d’augmenter de

2 à 3 % la puissance de sortie. Ainsi le verre traité antireflet dispose d’une part de marché de 90 %. Le seul défi des fabricants est d’augmenter la durée de vie (de l’ordre de 15 ans) et la durabilité des panneaux. La durabilité est le maintien à un niveau acceptable des caractéristiques du matériau après une exposition à des conditions mécaniques ou environnementales agressives.

Aujourd’hui, les fournisseurs de revêtement étudient le moyen de réduire les pertes liées à la salissure. En 2017, le chimiste néerlandais DSM a lancé son premier revêtement antisalissure pour éviter l’accumulation de la poussière sur la surface du verre. La baisse du prix des panneaux augmente en proportion le coût des opérations de nettoyage.

Une surface lisse, sans bosse, ni cratère où la poussière pourrait s’accumuler, a des caractéristiques bien différentes des caractéristiques des verres antireflets qui doivent avoir une rugosité de surface, ce qui leur permet de piéger la lumière. Combiner les deux aspects opposés est un autre défi.

Le britannique Opus Materials estime qu’on peut combiner les deux caractéristiques avec des nanoparticules de silice qui améliorent les propriétés du revêtement. Elles sont source de rugosité et une capacité de répulsion. Ainsi, les deux caractéristiques opposées sont combinées. De son côté, DSM affirme que son revêtement antisalissure a les mêmes propriétés anti-réfléchissantes que son autre produit, et que le revêtement procure une augmentation similaire de 3 % à la sortie du panneau mesurée en test au flash, par rapport aux panneaux non revêtus. De plus, les panneaux antisalissures pourraient maintenir des performances optimales pendant de plus longues périodes, entraînant une augmentation moyenne supplémentaire de 1 % de la production, au fil du temps. Opus indiquent également que ses tests que le revêtement Solar Sharc sera capable d’augmenter la production d’environ 4 %.

Le nettoyage : les revêtements antisalissures promettent de réduire le besoin de nettoyage, aucun n'a promis de l'éliminer complètement. Le nettoyage par air pulsé pourrait projeter des particules abrasives. Le nettoyage à l’eau peut dissoudre le revêtement. Une étude a montré que les revêtements ont du mal à rester efficaces et stables même pendant dix ans, même si les fournisseurs y apportent des améliorations

DSM a confié la prochaine génération de revêtement de verre à des fournisseurs d’équipements de nettoyage et que son revêtement est resté stable après 1.000 cycles de nettoyages soit l’équivalent de 20 ans de nettoyage bimensuels.

Installation de l’antireflet et antisalissures sur des panneaux en production : les deux fournisseurs affirment pouvoir installer les revêtements car le produit peut être appliqué à la température ambiante et sans temps de séchage. Le temps de traitement d’un panneau peut être réduit à une ou deux secondes et sèche en moins d’une minute à la température de 20 °C. Le gain de production d’énergie est attrayant car ces panneaux de vieille génération ont un taux de rachat élevé.

PV Magazine du 26 janvier

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