L R AS Publié le samedi 12 janvier 2019 - n° 259 - Catégories : France, autres France, auto-consommation

Une autoconsommation collective en France

Un système photovoltaïque de 28 kW installé sur le toit d'un bâtiment de la municipalité de Prémian (dans l'Hérault) fournit de l'énergie à six consommateurs, dans le cadre d'une autoconsommation collective, administrée par la municipalité locale. Les transactions entre les membres de la communauté sont transparentes et utilisent la technologie blockchain mise en place par Sunchain.

L'électricité produite est fournie gratuitement aux six consommateurs qui versent une cotisation à la municipalité. Le surplus d'énergie est livrée à Enercoop sur la base de 0,04 € le kWh.


Le réseau électrique public répartit l'énergie. Les données sur la consommation et la production sont enregistrées sur un répertoire numérique (plate-forme blockchain) développé par Sunchain, qui les certifie. La technologie fonctionne en quatre étapes : les données de puissance sont collectées par blockchain à partir de compteurs intelligents; ils sont enregistrés dans le répertoire numérique, et les contrats intelligents répartissent l’énergie entre les consommateurs; les résultats du partage sont communiqués au gestionnaire de réseau de distribution Enedis via une interface sécurisée; et Enedis facture à l'utilisateur la consommation en provenance du réseau traditionnel, déduction faite de la part d'énergie solaire qui lui est attribuée.
PV Magazine du 10 janvier


NDLR Tecsol, la société-mère de Sunchain, est très intéressée au bon fonctionnement de cette première expérience en grandeur réelle : elle se fait sur une très petite puissance et peu de clients : six clients (un bâtiment scolaire, un bureau de poste, un autre bâtiment municipal, un centre culturel, maison privée et une boulangerie) ayant des besoins en énergie très différents, plutôt concentrés sur le milieu de la journée. L'expérience d'autoconsommation peut alors fonctionner.
La limite physique du répertoire numérique, ou blockchain, provient du caractère exponentiel des données enregistrées ce qui impose très vite de très gros serveurs d'enregistrement, pour un résultat que les promoteurs affirment incontestable mais que l'expérience du Bitcoin dément puisque le caractère inviolable et affirmé des données est démenti par de nombreuses pirateries.

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