L R AS Publié le dimanche 04 novembre 2018 - n° 253 - Catégories : divers USA

La chaleur de l'été n'a pas fait exploser les réseaux

Les réseaux électriques américains ont été sollicités lors de cet été, qui a été le quatrième plus chaud de l'histoire. La consommation d'énergie par les climatiseurs a donc été intense. Jusqu'à présent, les étés chauds et humides étaient synonymes de factures d'électricité particulièrement élevées. Cet été, les propriétaires et gestionnaires d'immeubles ont transformé ces pics de demande en opportunités génératrices de revenus.

D’une part, il y a eu une part croissante de générateurs d'énergie solaire ou éolienne qui ont fourni de l'électricité. D’autre part et surtout, il y a eu la gestion de la demande par les exploitants d'immeubles. Ceux-ci ont réduit la consommation d'énergie en période de pointe de la demande, ce qui a réduit l'importance de pics de consommation.

200 bâtiments ont participé aux réponses à la demande, soit deux fois plus qu'en 2017. Quatre grands réseaux électriques ont été concernés. Cette action concertée a réduit la consommation d'électricité de 4,5 MW (soit l'équivalent de 4.500 foyers pendant quatre heures) aux moments critiques, faisant éviter les pannes et réaliser d'importantes économies aux utilisateurs : les bâtiments les plus performants ont pu réduire leur facture énergétique annuelle de près de 30 % grâce à leur participation continue aux activités de réponses à la demande pendant cet été. C'est que la réduction de la consommation d'énergie de quelques heures seulement au cours de l'année peut générer des économies démesurées si des réductions sont réalisées pendant les pics de la demande. De plus, les compagnies d'électricité ont payé les participants aux programmes demande-réponse, transformant ces bâtiments en centrales virtuelles en quelques minutes et surtout en permettant de maintenir un service fiable.

A New York, il y a eu quinze signaux de détresse de la part des compagnies d'électricité contre trois seulement en 2017. Ils indiquent les endroits et les moments précis dans la ville où le réseau électrique a besoin de secours.

Avec cette cartographie, les compagnies d'électricité peuvent savoir où elles peuvent avoir besoin d'énergie, soit en accordant des réductions lors des pics de consommation, soit en augmentant les prix. À Boston, où les températures ont augmenté de 33 % par rapport à l'été 2017, les prix de l'électricité pendant ces pics étaient environ 70 fois plus élevés que le prix moyen sur trois ans. Les prix de l'électricité ont atteint 2.500 dollars par mégawattheure à un moment donné, soit environ 70 fois plus que la moyenne sur trois ans.

GreenTech Media du 2 novembre

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