L Publié le lundi 22 janvier 2018 - n° 218 - Catégories : sociétés fr

Photowatt veut se placer en amont de la filière PV

EDF ENR PWT, connue sous le nom de Photowatt, est la dernière entreprise européenne intégrée dans la filière photovoltaïque, avec une capacité de production de 50 MW par an. La société perd

une trentaine de millions d’euros par an et cherche une solution pour revenir à la rentabilité. Ses efforts de différentiation technologique menées avec le CEA n’ont pas abouti. Après plusieurs années d’essais, ECM Greentech, le CEA-Ines et Photowatt ont mis au point une technologie de cristallisation, dite « monolike », proche des meilleurs rendements énergétiques du silicium monocristallin, mais avec un coût voisin du multicristallin. Le process repose sur une conception particulière du four et sur la disposition des germes de silicium mis au point par le CEA. Le coût d’élaboration d’un lingot est légèrement plus cher mais la technologie permet de produire davantage de watts, avec un faible contenu en carbone.

La filiale Photowatt Crystal Advanced (Photowatt à 60 %) qui serait constituée avec ECM Greentech (10 %) et Canadian Solar (30 %) investirait 30 M€ en nouveaux fours de cristallisation et en machines de découpe des lingots en plaquettes. Les trois partenaires apporteraient 9 M€ en capitaux propres. Le reste serait emprunté. L’objectif est de parvenir à une capacité de production de 500 MWc de plaquettes, que la société vendra aux assembleurs ou qu’elle transformera en panneaux. Cette société se spécialiserait sur l’amont de la filière PV. Selon le directeur général de Photowatt, V. Bès, l’équilibre financier devrait être trouvé au second semestre 2019.

 L’actuelle Photowatt deviendrait une unité de recherche et développement

Projet d'extension de la capacité industrielle de Photowatt

Les Echos du 16 janvier 2018

NDLR    La nouvelle stratégie peut marcher et permettre de sortir des pertes récurrentes, tout en rendant possible ultérieurement une évolution vers l’aval, la fabrication de cellules, puis de panneaux. De plus, elle remplirait un vide du fait de la quasi-absence de fabricants de silicium et de plaquettes en Europe. Les fabricants de panneaux auraient alors une source d’approvisionnement. Enfin !

Cette organisation autour d’acteur français pose encore la question : « Que vient faire Canadian Solar dans ce schéma industriel ? »

 

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