L R AS Publié le lundi 22 mai 2017 - n° 192 - Catégories : stratégie ind., sociétés fr

Le rapprochement entre Engie et RWE est à l'étude

   Le scénario d'un rapprochement entre Engie et RWE s’étudie en liaison avec l'Etat français car RWE pourrait devenir un actionnaire important d'Engie, ce qui réduirait la participation de l'Etat Français lequel contrôle

actuellement 28,6 % du capital.

   A l'annonce de cette opération, le cours des actions de RWE et de sa filiale Innogy ont bondi de 5,2 % et de 4,5 % alors que le cours d'Engie restait stable. Selon Bryan Garnier, « un tel rapprochement serait négatif pour Engie ». Il cite les risques portant sur l'intégration des deux entreprises, les perspectives financières d'Innogy, la réduction du flottant d'Engie ou les marges de manœuvre financières limitées du nouveau groupe après l'opération.

   En effet, le rachat de 100 % d'Innogy par échange d'actions, ferait de RWE le premier actionnaire d'Engie avec 28 % du capital alors que l'Etat reviendrait à 18 %, mais l'Etat pourrait vendre une partie de sa participation afin de financer un fonds de 10 milliards d'euros pour l'innovation et l'industrie afin de permettre une gestion plus dynamique des participations de l'Etat Français. Il faudrait alors une loi pour autoriser l'Etat à réduire sa participation en dessous du tiers du capital ce qui était intervenu lors de la fusion entre GDF et Suez.

   Un tel rapprochement RWE et Engie pose le problème de la gouvernance d'Engie. Certains investisseurs estiment que la directrice générale ne s'est pas encore complètement imposée à la tête de l'énergéticien. A la présentation des comptes du premier trimestre, le 5 mai, elle avait déclaré qu'après avoir mis en vente les activités d'exploration et de production pétrolière et gazière, elle n'envisageait pas d'opérations de fusion-acquisition d'envergure et restait concentrée sur son plan de transformation.

l'Usine Nouvelle du 19 mai

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