L R AS Publié le dimanche 12 avril 2020 - n° 317 - Catégories : centrale flottante

Comment se comportent les panneaux sur un lac agité ?

Une installation photovoltaïque de 50 kW sera installée pendant l'été sur un lac relativement agité à Oostvoornse, près du port de Rotterdam. L'objectif de TNO est d'étudier l'impact du vent et des vagues sur les structures flottantes, le rendement des panneaux, les dommages provoqués par les mouvements de la houle ainsi que

l'impact des vagues sur l'absorption de la lumière. TNO a déjà constaté que le rapport entre la hauteur et la longueur d'onde des vagues est un facteur clé dans les pertes. Celles-ci pourraient atteindre 9 % lors de vagues extrêmes, 7 % en cas de forte intensité de vagues, et 3 % si les vagues ont une intensité moyenne. L’utilisation d’optimiseurs et de micro-onduleurs sur les panneaux pourraient atténuer ces pertes.

Si chaque panneau est placé sur un flotteur, et que les flotteurs suivent le mouvement des vagues, chacun d’eux aura à chaque instant une orientation différente vers le soleil. Cela peut entraîner des pertes de correspondance. Elles pourraient être de l'ordre de quelques pour cent.

Le projet sera placé sur un lac ayant des vagues de classe 2, soit d'un mètre de profondeur lors des fortes tempêtes. Il est une étape intermédiaire vers l'installation en pleine mer et donc avec des houles plus importantes et la corrosion de l'eau salée.

PV Magazine du 7 avril

NDLR  Si on en est déjà à l’expérimentation sur un lac agité, c’est que l’analyse du comportement des panneaux en pleine mer est imminent. On a besoin de pouvoir poser des panneaux sur les mers ou les océans pour ne pas occuper les espaces à terre.

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