L R AS Publié le lundi 30 mars 2020 - n° 315 - Catégories : le Fil de la Semaine

Le Fil de la Semaine n°315 du 30 mars

LES POINTS IMPORTANTS DE L'ACTU DE CETTE SEMAINE

S'il n'y avait que cinq textes à lire cette semaine :

FRANCE  

   *  Très important : Les mesures mises en œuvre en faveur des entreprises par le gouvernement

   *  Le président de GMPV-FFB présente sa perception de la conjoncture

LA FILIÈRE

 
    * 
L'épidémie affecte le marché des énergies renouvelables

    *  Le coronavirus arrête la conclusion de contrats de fourniture d'énergie / Le coronavirus arrête le marché européen des contrats de fournitures d'énergie

LE MONDE         

 
    * 
Est-ce que l'épidémie menace les installations solaires en Europe ?

 

Autres articles intéressants :

FRANCE
 

    * 
Les prestataires solaires indélicats selon Que Choisir ?

    *  Total face à la crise

    *  Neoen poursuit un rythme de croissance élevé

    *  Voltalia : après des comptes 2019 décevants, ceux de 2020 seront brillants

    *  RES a réalisé un bon exercice 2019

    *  Point de vue de RGreen Invest sur la crise actuelle.
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L
A FILIÈRE

    * 
La réduction de la demande constituerait une grande menace pour les producteurs.
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LE MONDE

    * 
La production de panneaux se poursuit dans la plupart des usines américaines

    *  Comment Coronavirus affecte le secteur photovoltaïque brésilien
     .
LES PRODUITS

    * 
Nouvelle technique pour obtenir du lithium : la filtration
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LES SOCIÉTÉS

    * 
First Solar continue à produire des panneaux

    *  Canadian Solar en 2019 : belle croissance des ventes

    *  Comment le secteur énergétique européen réagit-il au coronavirus ?

    *  L'impact du coronavirus sur l'activité de Scatec Solar
     .

DIVERS

    * 
Poser les panneaux de façon différente





     LE DEVELOPPEMENT DE CES TITRES

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FRANCE
 

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Très important : Les mesures mises en œuvre en faveur des entreprises par le gouvernement

Très important : Les mesures mises en œuvre en faveur des entreprises par le gouvernement pour faire face au coronavirus.

Le syndicat professionnel Enerplan a créé une page sur son site pour informer régulièrement les professionnels (et pas seulement ceux du solaire) et pour la continuation partielle de leur activité le cas échéant. Sur cette page, les différentes annonces et mesures gouvernementales sont publiées et seront actualisées au fur et à mesure des nouvelles décisions.

https://www.enerplan.asso.fr/covid-19-les-mesures-mises-en-oeuvre-pour-les-entreprises

Dans ce fil d’actualité, il y a l’information du ministère du Travail à destination des employeurs, avec le schéma pour les aider à prendre ou pas, la décision d’avoir recours à l’activité partielle pour leurs salariés.

Enerplan du 25 mars


    * 
Le président de GMPV-FFB présente sa perception de la conjoncture

Franc Raffalli, le président du Groupement des Métiers du Photovoltaïque de la Fédération Française du Bâtiment (GMPV-FFB) s’est entretenu avec PV Magazine sur l’impact du coronavirus sur la branche.

« Aujourd’hui, tous nos chantiers sont à l’arrêt. Même si nous voulions continuer, nous ne pourrions pas : la branche est empêchée pour plusieurs raisons », précise-t-il. Du côté de la production, les commandes publiques ont été mises à l’arrêt, de même que les grands chantiers privés. « Nous ne pourrions pas continuer à travailler de toute façon puisque les loueurs de matériel de chantier ne louent plus. Sur certains chantiers, le matériel est encore disponible, mais, en cas de panne, personne n’est présent pour les réparer. » Techniquement, il est donc impossible de travailler. Si les projets en exploitation ne sont pas réellement impactés par la situation actuelle — les opérations urgentes sont assurées –, les chantiers en cours sont suspendus. Les sous-traitants étrangers sont retournés dans leurs pays, et le transport de matériel a ralenti, mettant en difficulté l’approvisionnement de matériaux.

L’activité d’études et de vente adaptée au télétravail est opérationnelle. Toutefois, « il est difficile pour les services commerciaux de travailler efficacement puisqu’on ne peut pas prévoir ce qui va se passer dans les prochains mois. »

Le secteur doit faire face à un discours politique contradictoire : « Après avoir entendu le discours d’Emmanuel Macron, qui demandait à chacun de rester chez soi, le BTP a compris qu’il fallait arrêter d’aller sur les chantiers », explique Franc Raffalli. Comment continuer l’activité sur les chantiers en garantissant la sécurité des salariés ? Ainsi, lundi 16 mars, le confinement total était prévu : télétravail pour le backoffice et arrêt des chantiers. « Le Premier Ministre avait également précisé que tout le monde serait en chômage partiel, et donc dédommagé », souligne le président de la branche photovoltaïque de la FFB. « Dans le Bâtiment, nous nous sommes considérés comme un secteur « non essentiel » », ajoute-t-il. Cependant, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ne voit pas cela de la même manière, et enjoint le BTP de reprendre les chantiers. « En milieu de semaine, le ton a changé », ajoute Franc Raffalli. Selon les Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRRECTE), le chômage partiel n’était pas envisageable dans la branche. Du fait de cette cacophonie, la FFB lance un appel au gouvernement : une demande d’arrêt des chantiers d’une dizaine de jours afin que la branche puisse s’organiser.

« La situation est peu claire, aucune consigne précise n’a été donnée ». Aujourd’hui, même si un amendement précise que le dispositif du chômage partiel peut être accordé à toutes les entreprises, un dégel des chantiers est souhaité et envisagé. « Les entreprises du bâtiment et des travaux publics sont essentielles à la vie économique du pays et à son fonctionnement. Il est donc nécessaire d’œuvrer à la poursuite de leur activité, pour éviter une mise à l’arrêt totale des chantiers, qui déstabiliserait non seulement les entreprises concernées mais aussi l’ensemble de la chaîne économique », explique le communiqué de presse rédigé conjointement par le gouvernement, le FFB, les Travaux publics et la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB).

« La reprise se fera petit à petit, selon les chantiers », précise Franc Raffalli. Certains fournisseurs de matériel, tels que Saint Gobain, ont déjà annoncé leur réouverture en faisant évoluer leur mode de service aux professionnels.

Sur le plan de l’approvisionnement des panneaux photovoltaïques, « le manque de panneaux s’est fait ressentir avant la crise en France, lorsque les usines étaient fermées en Chine », explique Franc Raffalli. Les projets français ont alors dû être décalés de 15 jours à 3 semaines. « Mais la production reprend doucement là-bas et, quand les chantiers reprendront en France, la production en Chine sera plus effective, les marchés les plus gros auront probablement été livrés. Les panneaux seront disponibles pour les chantiers français. »

Face aux difficultés actuelles, Franc Raffalli relativise toutefois. « Dans le secteur photovoltaïque, les entreprises qui ont survécu aux dix dernières années ne vont pas s’effondrer après cette période de mise à l’arrêt. Cela ne va pas les mettre par terre », conclut-il.

https://www.pv-magazine.fr/2020/03/23/covid-19-quel-impact-sur-les-chantiers-photovoltaiques/

PV Magazine du 23 mars


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Les prestataires solaires indélicats selon Que Choisir ?

En matière de rénovation énergétique, UFC-Que Choisir a reçu 4.000 litiges entre particuliers et entreprises en 2019. Les consommateurs se sont plaints des pratiques de certaines sociétés. Certains prestataires suscitent dix fois plus de plaintes que la moyenne laquelle s'établit à 3,5 par entreprise.

Tous ces prestataires utilisent à peu près les mêmes méthodes commerciales, qui s'apparentent souvent à des pratiques trompeuses et déloyales. Tout commence en général par le démarchage téléphonique, où le télévendeur insiste jusqu'à décrocher un rendez-vous chez le client prospecté. Le commercial déploie alors tous ses talents, entre calculs de rentabilité qui font rêver, promesses impressionnantes de rendement, assurance de toucher des aides ou des revenus élevés. Évidemment, c'est irréaliste, mais sur le coup, le ménage est conquis. Il signe.

Une fois qu'il a retrouvé ses esprits, annuler la commande n'est pas si simple. Les bons de rétractation peuvent être absents, ou les contrats antidatés. Et c'est souvent le moment où il découvre qu'il a souscrit un emprunt, ce que le démarcheur s'était bien gardé de lui préciser.

Ci-dessous la liste des sociétés qui causent le plus de litiges en matière de rénovation énergétique, établie par Que Choisir ?

    TECHNITOIT

    GROUP SOLAR

    OBJECTIF ECONOMIE

    AVENIR ENERGIE (MEDIA SYSTEME)

    SIBEL ENERGIE (NJCE)

    ENVIR (HD ENERGIE PRODUCTION)

    FRANCE PAC ENVIRONNEMENT

    BT CONCEPT-ECO

    AGENCE FRANCAISE POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE (AFTE)

    SOLUTION ECO ENERGIE (SOLECO)

    SVH ENERGIE

    SWEETCOM

    CAP SOLEIL ENERGIE

    CONSEIL EUROPE ENVIRONNEMENT

    ECO GROUPAGE

Tecsol du 26 mars


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Total face à la crise

« Total fait face à trois crises simultanées », a déclaré le PDG Patrick Pouyanné : le coronavirus, l'effondrement des prix du pétrole et le changement climatique. Face à ces défis, l'entreprise « est prise à partie » dans les médias pour jouer un rôle plus positif dans la transition énergétique.

Total avait budgétisé un pétrole à 60 dollars le baril. Si les prix devaient rester à 35 $ pour le reste de l'année, l'entreprise perdrait 9 milliards de dollars, a déclaré le PDG. Or à ce moment, le brut Brent s'échangeait à 25 $, après avoir passé la meilleure partie d'une semaine sous la barre des 30 $. Pour combler la perte prévisible, Total réduira de 20% ses dépenses annuelles. Or il semble que l'engagement de Total dans la transition énergétique ne sera pas immédiatement affecté, car selon le PDG, « les activités "nouvelles énergies" de Total bénéficieront d'une dérogation pour permettre à l'entreprise de "préparer l'avenir", Ainsi, Total continue de déployer une importante expansion de la fabrication de stockage d'énergie via sa filiale Saft, en partenariat avec le constructeur automobile Opel. »

Total prépare une production de batteries de stockage d'énergie via sa filiale Saft, en partenariat avec le constructeur automobile PSA.

GreenTech Media du 23 mars


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Neoen poursuit un rythme de croissance élevé

Neoen a ajouté 369 MW de nouvelles capacités installées, atteignant 1,85 GW en 2019 (+ 25 %). Il a 1,2 GW en construction fin 2019 (+ 56 %). Il a remporté 1,1 GW de nouveaux projets. Le portefeuille total de projets s’élève à 10,7 GW, en croissance de 3 GW par rapport à fin 2018. Le chiffre d’affaires de l’activité solaire (47 % du chiffre d’affaires) a augmenté de 48 % par rapport à 2018 grâce aux centrales mises en service.

La marge d’EBE (ebitda) ressort à 85 % du chiffre d’affaires consolidé, contre 80 % en 2018. La société dispose fin 2019 d'une trésorerie de 460 M€

En 2020, Neoen prévoit d’atteindre un EBE compris entre 270 et 300 M€ à taux de change constants (+ 25 % à + 40 % sur 2019), soit une marge d’environ 80 %.

Pour la fin 2021, le groupe confirme son objectif de 5 GW en opération ou en construction. Les 400 M€ d'Ebitda ne seront probablement pas atteint du fait de l'épidémie de Coronavirus qui retarde le lancement de certains chantiers.

Pour la fin 2022, en trois ans, les installations en exploitation dépasseront les 5 GW (contre 1,8 GW fin 2019, soit un quasi-triplement) et dépassera 400 M€ d'EBITDA (soit un doublement).

 La société du 25 mars


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Voltalia : après des comptes 2019 décevants, ceux de 2020 seront brillants

La société avait obtenu des prix élevés sur ses livraisons d'énergie en 2018. Ceci ne s'est pas reproduit en 2019, d’où la baisse du chiffre d'affaires, de l'EBE et du résultat net. Hors impact de ces éléments, le chiffre d'affaires aurait été en progression de 23 % et l'EBE de 16 %. Plus encourageant est la puissance installée des centrales en fonctionnement (essentiellement au second semestre 2019) de 154 MW, (soit une hausse de 29 %), portant le portefeuille en exploitation à 678 MW fin 2019 et à 717 MW fin février. Le chiffre d'affaires et les comptes 2020 devraient être brillants.

La société dispose d'une trésorerie de 270 M€ à la fin 2019, après l'augmentation de capital de 376 M€ de juillet 2019

Le groupe :

 

La vente d'énergie :                                       les services :

Les ambitions 2020 sont maintenues malgré un environnement moins stable du fait du coronavirus. La capacité en exploitation à fin février est de 717 MW ; 357 MW devraient être achevés fin 2020. L'objectif de 1 GW en 2020 est maintenu. Il s'y ajoutera l'activité sous gestion de 0,5 à 1 GW. Dès lors, l'EBE (ebitda) de 65 M€ devrait atteindre 160 à 180 M€ fin 2020 (dont 111 M€ provenant du portefeuille en exploitation). La progression atteindra 146 % à + 177 % en un an. Ce sont les prévisions, mais le coronavirus pourrait retarder les fournitures de composants et donc l’achèvement des constructions.

La société envisage de doubler l’actif en exploitation ou en construction d’ici fin 2023, en passant de 1,22 GW fin février 2019, à 2,6 GW, donc en quatre ans. Il ne devrait pas y avoir d’augmentation de capital d’ici le second semestre 2021. L’EBE atteindrait 275 à 300 M€ (+ 70 % sur fin 2020), en trois ans.

 La société du 23 mars


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RES a réalisé un bon exercice 2019

En 2019, RES a mis en service deux centrales PV de 19 MW. 14 permis de construire ont été déposés pour un total de près de 170 MW de projets. La totalité des projets présentés aux appels d’offres de la Commission de Régulation de l’Énergie (6 projets pour un total de près de 50 MW) ont été lauréats. RES a également finalisé le financement et la cession de 46 MW d’actifs solaires, selon son modèle économique habituel d’exploitant-gestionnaire d’actifs. En 2020, la société prévoit le dépôt de demandes d’autorisations pour 350 MW de projets et la cession de 40 MW de projets. »

En matière de stockage, RES a obtenu en 2019, sa première autorisation pour l’installation d’une centrale de stockage d’énergie par batteries. L’entreprise a également été désignée lauréate de l’Appel d’Offres Long Terme pour la contractualisation de nouvelles capacités organisé par RTE pour deux projets de centrales de stockage d’énergie de 30 MW chacun.

RES a obtenu la délégation de gestion de deux parcs non-développés par RES, ce qui porte à 700 MW le portefeuille sous gestion éoliens et solaires. L’ambition de RES est de tripler son chiffre d’affaires sur cette activité sur les trois prochaines années.

Plein Soleil du 24 mars


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Point de vue de RGreen Invest sur la crise actuelle

PV Magazine a interviewé Nicolas Rochon, le président de la société d’investissement RGreen Invest

L’activité de RGreen Invest consiste à financer ou à investir dans des projets de production d’électricité verte. Une grande majorité des projets a des conditions de prix fixes et des volumes garantis, même en cas de baisse des prix de l’électricité sur les marchés.

La crise actuelle est inédite mais RGreen estime qu’elle ne bouleversera pas les fondamentaux de son secteur d’intervention : des investissements long terme, dans des infrastructures essentielles qui deviendront encore plus indispensables.

On peut tenter d’anticiper quelques conséquences pour ce secteur. La crise sanitaire grave et le confinement entraînent une baisse brutale de l’activité économique. L’impact sera d’autant plus important que les systèmes économiques sont déjà significativement endettés :

- L’effondrement des cours du pétrole est probablement temporaire. Nous pensons que le déploiement général du capital vers l’industrie décarbonée va s’accélérer. Cet effet sera augmenté par les conséquences du changement social, sur la mobilité, les méthodes de travail, la localisation et la dépendance aux outils productifs.

- La demande d'électricité à la baisse s’est logiquement traduite par une chute des prix spot sur tous les marchés européens depuis plusieurs mois. Nous pensons que le niveau des prix spot d’électricité se redressera assez rapidement au niveau avant-crise. Nous continuerons à assumer notre préférence pour les projets bénéficiant de contrat de vente d’électricité à prix fixes et garantis, et à être vigilants quant à l’exposition de nos portefeuilles aux prix de marché.

- Les acteurs du marché : a°) Les fabricants, les constructeurs et les exploitants vont souffrir d’un retard d’activité. Il se peut que certains acteurs, notamment les fabricants éoliens ou solaires, aient besoin d'être consolidés. b°) Les développeurs vont faire face à une baisse d’activité et probablement revoir leurs exigences de prix de vente à la baisse. RGreen fera attention aux opportunités d’investissement susceptibles d’émerger à court terme, du fait du manque de liquidité anticipé.

- L’aspect financier : il y a la mise en place de mécanismes de maintien de liquidité avec des relances monétaires et budgétaires. Les taux directeurs risquent de rester sur leurs bas historiques assez longtemps. On ne peut cependant pas exclure qu’une réduction des liquidités des banques commerciales entraîne une focalisation accrue sur leurs clients stratégiques et une augmentation des marges commerciales. Des stratégies de couverture du risque de taux pour nos investissements seront toujours systématiquement privilégiées. Nous nous donnons le droit de revoir nos prévisions d’inflation dans les prochains mois. Il n’est pas impossible que dans ce nouveau marché nous puissions augmenter nos exigences de marges.

Les centrales en exploitation tournent et produisent de l’électricité verte. Les projets en construction risquent de souffrir de (1) retard de mise en œuvre en raison de décalage dans la livraison de panneaux ou de composants éoliens ainsi que (2) de l’arrêt des chantiers (principe de précaution). Les autorités réglementaires ont d’ores et déjà prévenu que le cas de force majeure serait utilisé pour opérer des décalages de mise en œuvre sans pénalité. Nous constatons en parallèle une volonté du gouvernement français d’inciter à la reprise du travail sur les chantiers. »

PV Magazine du 27 mars
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LA FILIÈRE

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L'épidémie affecte le marché des énergies renouvelables

Par les entreprises-clientes, l'épidémie affecte le marché des énergies renouvelables. Pour le moment, on commence à percevoir des ralentissements dans le reste de l’économie, ce qui se traduit par quelques fermetures d'installations et par le recours au chômage du personnel. Déjà, les restaurants et des grandes surfaces ferment, ce qui arrête toute livraison d’énergie et réduit toute commande de nouvelles installations. La récession qui menace entrainera une baisse de la consommation d'énergie. C'est la préoccupation actuelle des fournisseurs-développeurs.

La demande d'énergie solaire ou éolienne a été à l'origine d'une forte propulsion du marché des énergies renouvelables. Elle a été stimulée par les crédits d'impôt fédéraux. On pourrait espérer que les facteurs qui ont stimulé les EnR, se poursuivront tel que l'énergie bon marché du solaire et de l'éolien, la volatilité du marché des combustibles fossiles, la demande des clients, des investisseurs et des salariés au profit de la décarbonisation.

Même si ces facteurs subsistent, une récession réduirait la demande (elle a diminué de 25 % en Allemagne). Il s’y ajouterait le manque de solvabilité des entreprises, et bien sûr la concurrence accrue des énergies fossiles après la baisse de leurs prix.

Pour le moment, les compagnies d'électricité constatent effectivement une atténuation de la demande. Les observateurs surveillent l'évolution de la demande au Texas pour mesurer ce qu’un effondrement des cours du pétrole provoque. Il se pourrait que la demande d'électricité rebondisse rapidement après la fin de l'épidémie ; il se pourrait aussi que la crise ait eu un effet persistant.

https://www.greentechmedia.com/articles/read/its-like-a-snow-day-every-day-coronavirus-threatens-commercial-renewables-demand

GreenTech Media du 25 mars


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Le coronavirus arrête la conclusion de contrats de fourniture d'énergie

1ère partie

« Avec la baisse du prix de l'électricité au comptant sur le marché européen, il ne reste pratiquement plus de modèle commercial sans subvention » selon l’allemand Enerdis. « La situation actuelle oblige à suspendre tous les projets.

On ne sait pas comment vont évoluer le prix de l'électricité lequel dépend de la demande, et comment les prix du CO2 et du gaz vont évoluer dans les prochains mois. »

Les projets qui doivent obtenir les procédures d'autorisation et d'accès au réseau sont susceptibles de rencontrer des difficultés du fait de l’absence de personnel dans les services administratifs et les opérateurs de réseau. « A ce jour, personne ne peut prévoir l'ampleur de cet événement pour l'économie mondiale. Mais il y aura certainement des perturbations. »

Même les projets solaires ayant un AAE signé pourraient rencontrer des problèmes, en particulier ceux qui doivent être achevés d’être construit cette année. « La fermeture des industries en Chine pourrait entraîner des retards dans la livraison des produits. Les conséquences pour de nombreux projets en cours de construction sont évidentes. »

Lux Research indique que les premières projections indiquent une baisse de 20 % de la demande mondiale de pétrole, la seconde de cette importance dans l'histoire, avec celle de 1980 lors de la révolution iranienne. Mais à la fin de l’année, il n'y avait eu qu'un recul de 5 % de la demande.

Enervis a récemment indiqué que les contrats d'achat d'énergie (AAE) signés en Europe jusqu’à présent, avaient atteint 8,4 GW, dont 4,4 GW en Espagne, 1,9 GW en Italie, 1,1 GW en Allemagne, 0,4 GW au Portugal, 0,3 GW au Danemark, 0,16 GW en France.

PV Magazine du 25 mars

 

Le coronavirus arrête le marché européen des contrats de fournitures d'énergie

2ème partie

Le coronavirus arrête le marché européen des contrats de fournitures d'énergie, selon le directeur général de l'espagnol AleaSoft

Cette épidémie a pour effet d'arrêter tout financement de projets solaires non subventionnés, tant que des prévisions de prix fiables ne pourront pas être effectuées. C’est que le prix de l'électricité peut fluctuer et ne pas rester élevé tout le temps. D'ailleurs, la conséquence immédiate pour le marché secondaire non subventionné est la baisse du prix des centrales, en raison de la baisse des prix de l’énergie au comptant et sur les contrats à terme.

Le marché se caractérise par une baisse de la demande d’électricité et par un effondrement du prix des carburants. Les gros consommateurs d'énergie pourraient acheter des projets ou des centrales alors que cela décourage les investisseurs et les producteurs.

Les projets PV les plus risqués sont ceux qui ont une vision à court terme et ceux dont les développeurs ont des difficultés à trouver du financement. Les projets laissés sans financement finiront par être vendus. « Les grands fonds d'investissement se préparent à entrer dans le secteur photovoltaïque pour acheter à bas prix », car ils en ont les moyens.

« Cette crise bénéficiera des liquidités bancaires, ce qui constitue une grande différence avec la crise de 2008. »

PV Magazine du 26 mars


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La réduction de la demande serait une grande menace pour les producteurs

Les chutes de la demande, plutôt que les problèmes d'approvisionnement, pourraient constituer la plus grande menace pour les industries du stockage solaire et énergétique, selon IHS Markit.

Les clients de l’automobile et des installations solaires + stockage peuvent connaitre des retards d'approvisionnement en cellules de batteries en provenance de Chine laquelle produit 70 % de la capacité mondiale. Il n'y aurait qu'un retard dans la mise à disposition du produit fini. En revanche, la baisse de la demande représente la plus grande menace pour l'industrie du stockage, car l’absence de nouvelles commandes de batteries provoquerait une sous-activité des fabricants. L'importance des stocks peut aussi faire baisser les prix des batteries stationnaires.

La mise en quarantaine de la population va perturber les installations de solaire + stockage, car les ménages seront confrontés à l'incertitude de leurs revenus. Les installations de stockage résidentiel au deuxième trimestre 2020 devraient diminuer de 10 % à 15 % selon IHS Markit. Ceci se répercutera sur les entreprises : les investissements commerciaux et industriels dans le stockage de l'énergie devraient souffrir.

Le stockage destiné au réseau sera probablement le moins affecté par la crise actuelle. Les investissements devraient se poursuivre, avec parfois du retard. Si l'épidémie ne parvient pas à être stoppée, les conséquences pourraient être plus graves.

Dans l'industrie solaire, comme pour le stockage d'énergie, la baisse de la demande entraînera probablement un coût à long terme plus lourd que les problèmes d'approvisionnement. La production de panneaux et d’onduleurs devrait être inférieure aux prévisions pour 2020, en raison de l'interruption de l’épidémie au premier semestre. Cependant, c'est la baisse de la demande qui suit le virus en Europe, aux États-Unis et en Inde, qui inquiète davantage.

« Alors que la fabrication est progressivement revenue, la demande internationale a calé de façon alarmante », a déclaré IHS Markit. « L'industrie espère ardemment que cela est dû aux contraintes pratiques causées par des problèmes logistiques et par un manque de main-d'œuvre, plutôt que de se manifester dans un schéma à plus long terme. »

PV Magazine du 25 mars
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LE MONDE

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Est-ce que l'épidémie menace les installations solaires en Europe ?

Les experts et les investisseurs affirment que la renaissance solaire de l'Europe devrait continuer de s'épanouir à long terme malgré l'impact du coronavirus et la baisse des prix de l'électricité.

L'exemple de la centrale Talayuela en Espagne de 300 MW est instructif. Cette centrale dispose d'un contrat d'achat (AAE) qui couvre dix ans et 75 % de la production, le reste devant être vendue sur le marché. L'épidémie ralentit le rythme de construction, mais cela n'est rien par rapport aux 20 à 30 ans de durée de vie de cette centrale. Le client a accepté un retard de deux mois.

L'industrie s'adapte à l'interdiction de voyager et à l'exigence de distanciation entre travailleurs. Le coût des panneaux baisse car les chaines de production chinoises reprennent leur cadence, alors que les acheteurs sont moins nombreux.

Le défi de la baisse de la demande et des prix d'électricité : l'Espagne a installé 4,9 GW en 2019 et pourrait en installer autant en 2020. Les autres pays européens devraient tous afficher de bons chiffres cette année également. Une grande partie des projets solaires en Europe n'est pas subventionnée et résulte de négociations avec les acheteurs, ou de prix du marché. La baisse des prix de l'électricité à court terme rend plus difficile le montage du dossier d'investissement. Les acheteurs voudront toujours une remise de 10 % à 20 % dans les contrats d'achat, sur le prix de l’électricité du réseau. Dès lors à court terme, il pourrait y avoir des clauses dans les contrats pour tenir compte de cette baisse des prix à court terme. A moyen et long terme, l'intérêt pour l'énergie solaire sans subvention en Europe semble persister. La banque d'investissement Augusta & co estime que les projets solaires pourraient briller dans une économie mondiale affaiblie. Elle affirme que les infrastructures pouvant offrir un rendement à long terme deviennent plus attrayants en période d'incertitude. Lors de précédents ralentissements ou chocs économiques, on constate une augmentation des flux de capitaux. Ceci dit, la banque reconnait que la pression à la baisse sur les prix de l'électricité rend les conditions plus difficiles pour les marchés marginaux non subventionnés comme le Royaume-Uni. En revanche, comme en Espagne où les prix du solaire sont bien au-dessous des prix au comptant, l’investissement continuera de paraître attrayant.

« A l'avenir, il y aurait beaucoup plus de capitaux voulant investir dans les énergies renouvelables en Europe que de possibilités. Depuis cinq à huit ans, c’est un marché de vendeurs. Dans des pays comme l'Espagne, il y a davantage de capitaux que de projets. »

Les investisseurs étrangers arrivent et augmentent l'intérêt des compagnies pétrolières, bien que la baisse du prix du pétrole réduise leurs capacités d'investissement.

« Le niveau d'incertitude est extraordinaire. La bonne nouvelle est que la promotion de la transition énergétique - que vous le fassiez pour des raisons de sécurité énergétique ou environnementale - continue de bénéficier d'une forte dynamique. Cette dynamique qui a animé cette industrie au cours des dernières années est toujours bien en place. »

GreenTech Media du 27 mars

 
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La production de panneaux se poursuit dans la plupart des usines américaines

La production de panneaux se poursuit dans la plupart des usines américaines, malgré les restrictions sur le coronavirus. L'industrie solaire a qualifié ses travailleurs « d’essentiels » face aux ordonnances de fermeture prises par l'État, la ville ou le comté. Ces ordonnances ne permettent qu'à la main-d'œuvre indispensable de continuer à l'extérieur de la maison. Toutes les régions des Etats-Unis où sont installées des usines de production solaires, signalent des cas de coronavirus. Pourtant, les dirigeants des usines ont pris des décisions variées quant à la poursuite de la production : les employés des usines exploitées par JinkoSolar, Heliene, Hanwha Q Cells, SunPower et Silfab continuent de se présenter au travail. Seuls, Tesla et Solaria ont fermé leurs portes.

Les États-Unis ont maintenant davantage de cas de coronavirus signalés que tout autre pays dans le monde, avec environ 86.000 cas vendredi 27 après-midi et près de 1.300 décès.

GreenTech Media du 27 mars


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Comment Coronavirus affecte le secteur photovoltaïque brésilien

Le consultant brésilien Greener a interrogé 541 entreprises dont 75 % sont des intégrateurs de systèmes. Une grande partie de ces acteurs ressentent déjà les impacts de la crise : 71 % des entreprises interrogées ont déjà perdu des commandes soit par retrait soit par report, tandis que 85 % ont déjà noté une réduction de la demande de systèmes photovoltaïques. Environ 70 % des entreprises ont désormais leurs employés travaillant à domicile.

Surtout 50 % des entreprises ont déjà été affectées par une augmentation des coûts du système PV, en raison de la chute de la monnaie brésilienne ces dernières semaines. Environ 49 % des répondants se sont dits préoccupés par la hausse des prix des systèmes photovoltaïques.

Autres préoccupations : les problèmes logistiques (23 %), la disponibilité des systèmes photovoltaïques sur le marché (17 %), les problèmes de connexion au réseau (12 %), l'alimentation des modules PV (11%) et l'alimentation des onduleurs (8 %).

Pour les grandes centrales, 60 % des investisseurs et des développeurs ont été affectés par une augmentation du coût des équipements

PV Magazine du 27 mars
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LES PRODUITS

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Nouvelle technique pour obtenir du lithium : la filtration

Des chercheurs de l’université Monash ont fait une découverte qui réduira considérablement le temps d'extraction du lithium à partir de la saumure. Ils ont développé une nouvelle méthode de filtration innovante à partir de l'extraordinaire capacité de tamisage d'une cellule vivante.

Ils ont ensuite utilisé une membrane synthétique imitant les canaux ioniques de filtration. Elle est réglée en taille et en chimie sur la « sélectivité ionique », ce qui signifie que les ions lithium peuvent être rapidement filtrés de manière sélective unidirectionnelle. Ceci révolutionne la façon dont l'extraction du lithium à partir de la saumure est effectuée. Cela prend plusieurs heures pour filtrer, au lieu de plusieurs mois ou années.

Cette méthode récupère 90 % du lithium au lieu de 30 % avec le processus d'évaporation solaire actuel.

https://www.pv-magazine.com/2020/03/27/australian-researchers-make-lithium-extraction-breakthrough/

PV Magazine du 27 mars
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LES SOCIÉTÉS

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First Solar continue à produire des panneaux

Les usines de First Solar sont autorisées à fonctionner pendant l'épidémie dans les usines de l’Ohio. La société a confirmé que ses opérations de fabrication se poursuivaient dans ses autres usines mondiales, à Kulim, en Malaisie et à Ho Chi Minh-Ville, au Vietnam, malgré les restrictions imposées par le gouvernement dans ces deux pays. Pour le moment, la société maintient ses prévisions pour 2020 : des livraisons pour 5,8 à 6,0 GW (vendues à des tiers à 70 %) et un chiffre d'affaires de 2,7 à 2,9 Mds $

La poursuite de la production de panneaux est indispensable pour First Solar qui s'est recentré sur la fabrication et envisage d'arrêter ou de céder l'activité de développeur-constructeur de centrales. La société veut se limiter à livrer ses panneaux aux utilisateurs-constructeurs (EPC).

GreenTech Media du 26 mars

NDLR   Produire c’est bien car le carnet de commandes est plein. Mais il faut trouver des acheteurs qui ont l’utilisation des panneaux et les moyens de les payer. Que deviendra First Solar si les chantiers d’installation s’arrêtent ? Est-ce que la société pourra persister dans sa ligne d’évolution ou devra-t-elle infléchir ses prévisions ?


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Canadian Solar en 2019 : belle croissance des ventes

Le chiffre d'affaires atteint 3,2 Mds $ ; il est en recul de 17 %. Pourtant, la société a livré 8,6 GW en 2019, soit 30 % de panneaux en plus sur 2018. Ils sont constitués à 74 % de panneaux multicristallins et à 26 % de monocristallins. Ils ont été vendus principalement au Brésil, États-Unis, Australie, Japon et Chine. La société fait confiance au multicristallin amélioré ce qui réduit ses coûts de production, et ce qui lui permet d'atteindre une des marges bénéficiaires les plus élevées de la profession. Elle a même atteint un taux de conversion de la cellule de 23,8 % avec une cellule multicristalline de type N de grande surface.

 Le bénéfice net revient à 172 M$ (- 28 %).

Le pipeline de Canadian Solar s’élevait à 15,4 GW au 31 janvier 2020. Ce montant se décompose en carnet de commandes (3,7 GW) et en projets (11,6 GW). La grande majorité de ces projets se trouvent dans les Amériques, avec une légère accentuation dans le nord.

En 2020, Canadian Solar portera sa capacité de production de lingots à 2,3 GW (+ 27 %), de cellules à 10,1 GW (+ 5 %), et de panneaux à 16 GW (+ 23 %).

Pour 2020, les expéditions de panneaux devraient atteindre 10 GW à 12 GW (+16 % à + 40 %), avec un chiffre d'affaires de 3,4 à 3,9 Mds $ (+ 6 à + 25 %)

PV Magazine du 27 mars


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Comment le secteur énergétique européen réagit-il au coronavirus ?

Les géants européens de l'électricité sont aux prises avec le défi exigeant de protéger le personnel, de garder les lumières allumées et de contribuer aux efforts de secours - tout en poursuivant leurs propres plans de transition énergétique. Certaines compagnies, dont Ørsted et Total, ont mis en place des groupes de travail dédiés pour faire face aux circonstances en constante évolution.

Le secteur de l'énergie « ne sera pas aussi durement touché que les autres industries, mais il ne peut pas espérer échapper indemne à la crise », a déclaré le PDG d'E.ON. La consommation d'énergie par l'industrie sera bien moindre. Son chiffre d'affaires baissera. Cela pourrait faire reporter certains projets d'infrastructure.

EDF a annoncé que ses prévisions de production d'énergie nucléaire seront revues en baisse. Les effectifs et les opérations étant limités par les strictes restrictions de circulation du pays, EDF sera contrainte de réviser son calendrier d’entretien prévu et les arrêts prévus.

Au Royaume-Uni, le projet nucléaire controversé d'EDF à Hinkley Point C a réduit de moitié son personnel de construction. Il en laisse 2.000 pour terminer les travaux déjà en cours.

Un risque qui pourrait se matérialiser, est le retard des appels d'offres publics et les pénuries de main-d'œuvre dans les organismes publics qui les administrent. « Nous restons dépendants des autorités publiques pour faire progresser l'autorisation et le consentement des projets et des sites de développement attribués, et pour faire progresser le développement des cadres réglementaires, y compris les appels d'offres et les enchères », a déclaré Ørsted.

Alors que le virus proliférait pour la première fois en Europe, les réseaux n'ont pas tardé à se limiter au travail essentiel. Les installations de compteurs intelligents ont été suspendues. La diminution de la demande d'énergie entraine un excédent de plus en plus net d’électricité à court ou moyen terme, et donc à des prix négatifs de plus en plus fréquents.

GreenTech Media du 25 mars


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L'impact du coronavirus sur l'activité de Scatec Solar

Scatec Solar a fait le point sur l'impact du coronavirus sur son activité : Les centrales en activité vont continuer à produire d'autant que le monde a besoin d'électricité. L’épidémie n'aura aucune influence. La production sera conforme aux prévisions, car ces centrales sont surveillées à distance.

La situation est différente pour les projets et les constructions : les contraintes de voyage et les réglementations locales introduites en réponse à la pandémie ont commencé à affecter la construction, la mise en service et les tests de certaines des nouvelles centrales solaires. Il est trop tôt pour préciser l'effet de ces mesures sur les dates d'achèvement des constructions. Les délais sont généralement assouplis en Allemagne et en France. L'entreprise prend des mesures pour protéger le personnel, et pour limiter la propagation du virus et assurer le fonctionnement des centrales.

PV Magazine du 25 mars
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DIVERS

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Poser les panneaux de façon différente

Une équipe de recherche aux États-Unis a proposé une méthode de « récolte solaire à double angle » qui pourrait aider les développeurs PV à optimiser le rendement énergétique et l'utilisation des terres. Cette solution serait particulièrement adaptée aux climats nuageux et aux latitudes élevées.

Il s'agit de construire les grandes centrales avec deux inclinaisons de panneaux. La perte de production d'énergie qui en résulterait serait plus que compensée par une moindre rangée de panneaux et, par conséquent, moins de coûts de terrain et de main-d'œuvre. Cette solution n'est pas adaptée à toutes les centrales.

L'ajustement de 40 % des rangées de panneaux dans l'Ohio à un angle d'inclinaison secondaire a entraîné un gain de rendement de 10 %. En Californie, un ajustement de l'angle d'inclinaison de 80 % des rangées a entraîné un gain de 20 %, mais a nécessité beaucoup plus de main-d'œuvre sur site et a donc entraîné une augmentation des coûts. C'est en Ohio que le concept a montré son intérêt.

https://www.pv-magazine.com/2020/03/24/a-dual-angle-approach-to-building-solar-plants-at-higher-latitudes/

PV Magazine du 24 mars
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