L R AS Publié le dimanche 19 janvier 2020 - n° 305 - Catégories : autres batteries

La batterie du canadien e-Zn aurait beaucoup d'avantages

Le canadien e-Zn obtient 2 millions de dollars canadiens pour financer la poursuite de la mise au point d’une batterie au zinc. Ce procédé utilise du zinc,

produit bon marché et abondant pour stocker de l'énergie durant la période désirée (une semaine par exemple).

Le procédé diffère de la batterie au lithium ainsi que de la batterie à flux : la charge s’effectue par le haut. Un courant électrique précipite des pastilles de zinc dans un électrolyte alcalin. Des éléments en forme d'essuie-glace raclent les pastilles qui tombent au fond de la cellule. Pour décharger la batterie, l'appareil aspire l'air et dissout le zinc dans une solution.

La capacité de chaque cellule atteint actuellement 100 watts de puissance. La batterie se décharge sur 24, 48 heures ou davantage. Les rapports de puissance et d'énergie peuvent être personnalisés en ajustant la surface spécifique des électrodes de charge et de décharge, ainsi que le volume d'électrolyte et de zinc. Cette qualité permet de réduire les coûts de stockage de longue durée. Ce type de batterie n’a pas de membrane, car elle utilise la gravité : des « essuie-glaces » délogent les pépites de zinc. Elles tombent au fond, où elles se reposent jusqu'à la décharge. Ce procédé réduit le coût du stockage, et garantit que l’énergie sera conservée tant qu'on n'aura pas besoin de décharger la batterie, puisque les morceaux de zinc restent en attente.

Un premier modèle datant d'avril 2018 utilise un panneau solaire de 5 kW et une batterie de 1 kW / 24kWh. L'apport de financement permettra de fabriquer un système de 5 kW /240 kWh.

GreenTech Media du 16 janvier

NDLR   Chaque fois qu’on présente une nouvelle batterie, on insiste sur ses qualités mais non sur ses défauts. Ici, quels sont les inconvénients ?

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