L R AS Publié le jeudi 12 septembre 2019 - n° 289 - Catégories : autour du PV, divers autour du PV

De nouvelles méthodes de détection des défauts des cellules

A l’exposition EU PVSEC, le contrôle de la qualité ainsi que la détection et la classification des problèmes ont été abordés. La technologie de détection des pannes progresse rapidement.

Jay Lin, du taïwanais PV Guider, a présenté des exemples d’inspection par fluorescence ultraviolette (UVFL). La méthode utilise des drones pour éclairer les modules PV avec une lumière UV

la nuit. « Toutes les fissures dans l'imagerie électroluminescente peuvent être vues sur l'UVFL ». Les fissures sont alors visibles sur l'image capturée par un drone, car elles sont sombres. L'inspection à 4,5 mètres de hauteur fournit 16 panneaux par image ; à 6,5 m, les fissures n’apparaissent qu'au centre de l'image. À 9 m, les fissures ne sont plus visibles car la lumière UV est trop faible. L'un des principaux avantages de l'illumination UV est qu'il est possible de déterminer l'âge des fissures dans les cellules, car la zone de défaillance devient de plus en plus sombre à mesure que le défaut vieillit.

Cette technologie est peu efficace sur les panneaux verre-verre ou lorsque l'EVA est à haute transmission.

Autre technologie présentée, la thermographie infrarouge aérienne. Engie a présenté son expérience qui se combine avec un modèle d'analyse des défaillances pour prendre la décision d'envoyer ou non des techniciens sur le site. La compagnie d’énergie a conclu que cette approche était utile pour « qualifier précocement » les problèmes potentiels. Elle pourrait être efficace pour informer les décisions d’intervention sur le terrain qui sont potentiellement coûteuses.

Des travaux d'utilisation de l'intelligence artificielle ont été présentés. L'apprentissage automatique augmente la précision de l'identification. La classification des divers défauts augmente jusqu'à 90 %. Le traitement par ordinateur réduit considérablement le temps de traitement

PV Magazine du 11 septembre

NDLR    La détection des fissures dans les panneaux est une réaction à postériori. L’idéal est qu’on détecte les faiblesses des cellules dès la fabrication et bien sûr avant l’installation. Or les développeurs doivent rester dans leur budget et achète le plus souvent des panneaux en tirant sur les prix. Les fabricants essaient de satisfaire en leur en donnant pour leur argent et pas plus. Alors, le déplacement de la qualité des panneaux se fait sur les centrales, avec des moyens coûteux que ce soit par des inspections humaines ou mécaniques (drone, thermographie, ...), auquel s’ajoutent les pertes de production.

 Quel est l'intérêt de connaitre si une fissure est ancienne ou récente ?

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