L R AS Publié le lundi 09 septembre 2019 - n° 288 - Catégories : le Fil de la Semaine

le Fil de la Semaine n°288 du 9 septembre

LES POINTS IMPORTANTS DE L'ACTU DE CETTE SEMAINE

S'il n'y avait que cinq textes à lire cette semaine :

FRANCE             *   Encore de faibles installations PV en France au 2ème trimestre

 ............................................... La location de toits déjà un succès en France

 ...............................................  *   Etude sur l'impact des panneaux sur les exploitations agricoles en Bretagne

LA FILIÈRE       *   L’énergie photovoltaïque est déjà moins chère que le prix moyen de l’électricité sur le marché spot en Europe.

LE MONDE        *   En Oregon, les panneaux en hauteur favorisent l'agriculture

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Autres articles intéressants :

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FRANCE
 
    *  
Fonroche Eclairage rachète SolarOne, le n° 1 américain de l’éclairage solaire
    *  
EDF Renewables a acquis le californien PowerFlex Systems
    *  
Engie acquiert Mobisol installé au Kenya, en Tanzanie, au Rwanda
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LA FILIÈRE
 

    *  
La location de toits, première étape pour une généralisation des installations résidentielles
    *  
Des panneaux en hauteur favorisent l'agriculture en Arizona
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LE MONDE
  
    *  
L’énergie photovoltaïque est déjà moins chère que le prix moyen de l’électricité sur le marché spot en Europe.
    *  
La production chinoise du 1er semestre. Comtec veut se retirer du marché
    *  
Les exportations de panneaux chinois au premier semestre des dix principaux acteurs 
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LES PRODUITS
  
    *  
Les batteries lithium-ion de plus de 100 MW
    *  
30 à 40 % d'argent en moins pour métalliser les panneaux
    *  
Les études paraissent pour montrer l'intérêt des plus grandes plaquettes (la M6)
    *  
Le panneau d'Insolight (au rendement de 29 %) va passer à la préindustrialisation 
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L
ES SOCIÉTÉS

    *   LONGi obtient une marge nette semestrielle de 14,2 % et accélère ses investissements de capacité
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     LE DEVELOPPEMENT DE CES TITRES

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FRANCE
 
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Encore de faibles installations PV en France au 2ème trimestre

A fin juin, le parc photovoltaïque en France atteignait 9,3 GW (dont 8,8 GW en France métropolitaine) soit une hausse de 4 % sur les installations à fin 2018, après avoir installés 397 MW au 1er semestre. Ceci représente un recul de 19 % sur les 490 MW mis en service au cours du premier semestre 2018.

Le très fort ensoleillement de la première partie de l'année a fait produire 6 TWh soit 23 % de plus que l'an dernier. Ceci représente 2,4 % de la consommation électrique française (soit 0,5 % de plus que l'an dernier).

La moitié des nouvelles installations de 397 MW (52 %) proviennent de centrales de plus de 250 kW. Seulement 11 % proviennent d'installations de moins de 9 kW : 4.355 installations seulement au 2ème trimestre contre 6.359 au 1er trimestre. Ce désenchantement provient à la fois d'un nombre important d'arnaques (près de 10.000 ont été signalées en 2018 d'après le Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaïque-GPPEP) ; et d'autre part de la complexité des démarches. La file d'attente globale a progressé de 19 % depuis le début de l'année pour s'établir à 5,4 GW, dont 1,5 GW dispose déjà de la convention de raccordement signée.

Les installations ne sont pas assez nombreuses pour atteindre les objectifs de la PPE pour 2023, précise le Syndicat des Energies Renouvelables (SER-Soler). Pour l'atteindre, il faut un rythme de 450 MW par trimestre.

Pour expliquer ce retard, le syndicat relève que d'une part l’unité de mesure indiquée dans le PPE — les watts raccordés — ne coïncide pas avec celle des appels d’offres, à savoir les watts-crête. Entre les deux unités, la différence de « perte » correspond à 20 % environ. D'autre part, l’appel d’offres CRE 4 pour les centrales au sol n’exigeait pas le permis de construire lors de la procédure – une formalité causant des retards liés à des recours sur la procédure d’autorisation d’urbanisme et qui se traduit par le recul du nombre de projets raccordés lors du premier semestre 2019, par rapport au 1er semestre 2018,

D’après le SER, près d’1 GW de projets photovoltaïques devraient être raccordés avant la fin de l’année. L’accélération viendra à partir de 2020, où la puissance raccordée devrait se situer entre 1,5 GW et 1,7 GW, ou encore en 2021, où elle s’établira entre 2 GW et 2,4 GW.

PV Magazine du 4 septembre

NDLR    Si nous étions caustiques, nous dirions que plus il y a de projets attribués dans les appels d’offres, moins il y a d’installations ! On peut suivre le SER en affirmant que demain il y aura davantage d’installations mais c’est un message qui a été servi dans le passé et qui fait attendre patiemment. Il faudrait peut-être effectuer un suivi des projets depuis leur attribution jusqu’à la réalisation, pour déceler ce qui entrave leur mise en service.

   
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La location de toits déjà un succès en France

Le site internet ‘locationtoiture.fr’ propose à des propriétaires de louer leur toit pour y installer panneaux solaires. Au cours des douze premiers mois, 1.700 projets ont été déposés sur le site. Après sélection de leur faisabilité, 440 d’entre eux correspondent à 44 MWc et à un chiffre d’affaires de 66 M€. Ils vont être construits par des développeurs et financés par des investisseurs.

En juillet 2019, une seconde offre est destinée aux agriculteurs (hangarsolaire.fr) pour qu'ils installent des panneaux sur leurs hangars. La société offre des hangars PV clefs en main en autofinancement. La réponse à l'offre est forte. 2.000 projets de 100 kWc vont être construits l'an prochain dont 20 % seront des hangars clefs en main.

Devant ce succès, la société teste une troisième offre, celle d'un terrain à équiper de panneaux solaires.

Tecsol du 4 septembre

NDLR    Cette société n’est qu’une entreprise commerciale. Après avoir étudié les projets, elle met en relation des propriétaires avec des développeurs pour les installer. L’opération est financée par des investisseurs.

Cette société ne fait que reprendre le succès des loueurs de toits américains (lesquels finançaient les travaux et reçoivent ultérieurement des revenus réguliers). Les américains proposaient à des propriétaires un peu frileux, une installation PV qui ne leur coûtait rien et qui leur rapportait. Comment pouvaient-ils hésiter ? Ils ne faisaient que lancer une activité nouvelle. Car lorsque ces propriétaires particuliers ou agriculteurs ont compris l'intérêt de l'opération, ils en parlent à leurs voisins et amis : les installations PV commencent à croître.

Bien évidemment, l'intérêt du public pour cette location va attirer d'autres sociétés qui vont proposer des produits comparables. On peut s'attendre à une renaissance des installations solaires sur les toits. Au début, la location s'impose car on ne connait pas le système, l'intérêt, le coût et l’intérêt financier. Dans un second temps, les propriétaires superviseront eux-mêmes l'installation des panneaux

Cette semaine, une entreprise indique qu'elle développe la location en Suisse (La location de toits, première étape pour une généralisation des installations résidentielles).


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Etude sur l'impact des panneaux sur les exploitations agricoles en Bretagne

L’équipe Énergie-Climat de la chambre d’agriculture de Bretagne a réalisé une quarantaine d’études de dimensionnement de centrales photovoltaïques en autoconsommation pour des exploitations agricoles. Il en résulte que les centrales photovoltaïques s’avèrent particulièrement rentables pour des ateliers laitiers et porcins.

Les projets ont été classés en cinq grandes productions (lait, porc, volaille, maraîchage et méthanisation). Pour chaque projet, le dimensionnement recommandé a servi de référence. Ces études ont porté sur les économies cumulées, le taux d’autoconsommation, le taux d’autoproduction. Elles ont donné lieu à des calculs de rentabilité (TRI – taux de rentabilité interne),  

L’échantillon comprend 10 exploitations laitières, une exploitation maraîchère, une de méthanisation, 23 exploitations porcines et 5 exploitations avicoles. Cet échantillon de 40 dimensionnements différents correspond à une puissance cumulée de 1,9 MW, et à une puissance moyenne par projet de 46,7 kW. D’après les estimations, ces projets vont réaliser une économie brute (factures d’électricité uniquement) cumulée de 4.325.000 € hors TVA sur 20 ans. L’économie nette (tenant compte des annuités et maintenance, hors MSA) s’élève quant à elle à 1.400.000 € hors TVA sur 20 ans.

Dans les études, les centrales photovoltaïques pour l’autoconsommation sont souvent rentables. Avec les tarifs actuels de l’électricité, l’économie nette, tenant compte des annuités et de la maintenance, reste relativement faible pour une majorité de projets. D’où le coup de pouce régional pour financer 20 % de l’investissement dans ce type de centrales. Un deuxième appel à projet régional devrait être lancé à l’automne 2019,

Tecsol du 2 septembre

NDLR    A notre connaissance, cette étude est la première ou une des premières en France. Elle aboutit à préconiser les installations photovoltaïques dans les exploitations agricoles. De plus, l’étude a été menée dans une région qui n’est pas particulièrement ensoleillée. Les résultats qui sont plutôt mitigés en Bretagne même s’ils sont probants, devraient être largement confirmés dans d’autres régions.

Apparemment, l’étude porte sur des installations photovoltaïques sur toiture. Les études menées aux Etats-Unis (Des panneaux en hauteur favorisent l'agriculture; En Oregon, les panneaux en hauteur favorisent l'agriculture) portent sur des installations PV en hauteur au-dessus des cultures. Il serait intéressant de vérifier les conclusions américaines avec le climat français, même si les études de Fraunhofer en Allemagne étaient précurseurs d’une telle installation (Coordonner panneaux et cultures agricoles).


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Fonroche Eclairage rachète SolarOne, le n° 1 américain de l’éclairage solaire

Fonroche Eclairage, qui représente déjà 50 % du marché français de l’éclairage solaire et qui s’est installé avec succès dans une quarantaine de pays, a renforcé sa présence aux Etats-Unis pour y déployer sa technologie d'éclairage solaire autonome : Fonroche est le seul à garantir l'éclairage pendant toutes les nuits, quel que soit le pays. Le marché de l’éclairage solaire est en plein développement et devient accessible au plus grand nombre. C’est que la pose et l’utilisation de lampadaires solaires reviennent moins cher que l’éclairage connecté au réseau. Ils ont des avantages économiques et environnementaux.

Fonroche Éclairage est une filiale du Groupe Fonroche, créé en 2008 par Yann Maus à Roquefort, dans le Lot-et-Garonne. Il est spécialisé dans les énergies renouvelables (le biogaz, la géothermie profonde et l’éclairage solaire).

Tecsol du 5 septembre

NDLR     Il y a quelques années, Fonroche avait une activité d’installation de panneaux. L’augmentation de la concurrence et le besoin de financement ont incité la direction à céder cette activité qui est devenue Reden Solar. Ayant récupéré des capitaux, la société s’est réorientée sur les autres activités du groupe. Le succès des lampadaires solaires de la société vient couronner une réorientation réussie.


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EDF Renewables a acquis le californien PowerFlex Systems

EDF Renewables a acquis le californien PowerFlex Systems, qui a mis au point une technologie pour contrôler les charges simultanées d'un grand nombre de véhicules électriques. En effet ces charges ont un effet sur le réseau. PowerFlex a la capacité d'intégrer ces cycles de charges aux opérations électriques des bâtiments (éclairage, chauffage, ...) auxquels s’ils sont connectés ainsi qu’aux réseaux qui les alimentent (panneaux solaires, ...), afin de réduire les coûts et les contraintes globaux.

Les européens acquièrent de nombreuses sociétés spécialistes d'énergie distribuée. EDF a acquis 50 % du capital d’EnterSolar, développeur de systèmes solaires industriels et commerciaux basé à San Diego. L'italien Enel a racheté en 2017 eMotorWerks, une entreprise basée en Californie. Engie a acheté la start-up néerlandaise EV-Box la même année, lui permettant d'accéder à plus de 48.000 bornes de recharge dans 26 pays. Royal Dutch Shell, en 2017, a racheté la société néerlandaise NewMotion et ses 30.000 bornes de recharge en Europe occidentale. En 2018, elle a dirigé un investissement de 31 millions de dollars dans Ample, une jeune entreprise furtive chargée du chargement de véhicules électriques. Et au début de cette année, il a acquis Greenlots, un important réseau de recharge de véhicules électriques américains.

GreenTech Media du 4 septembre

NDLR   Le nombre d’acquisitions pour participer à la prochaine (mais quand ?) généralisation des véhicules électriques intrigue ou même inquiète ! Soit on avait acquis des sociétés incomplètes technologiquement et on peut comprendre qu’il faille compléter le manque. Soit la technologie a évolué si vite que l’acquisition passée ne sert à rien, et on peut se demander pourquoi on l’a acheté dans le passé. Soit encore on achète des entreprises pour éviter que les concurrents ne s’en empare…

Dans ces trois cas, les acquisitions sont des pertes financières. C’est d’autant plus vrai qu’on ne voit pas l’émergence des ventes de véhicules électriques. Celle-ci est reportée à plus tard. Toujours plus tard. Peut-être jusqu’à ce que les batteries aient changé de technologies et soient bien plus durables. Dans ce cas, on comprend qu’il faille rester prêt quitte à mettre à la poubelle les acquisitions faites dans le passé.


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Engie acquiert Mobisol installé au Kenya, en Tanzanie, au Rwanda

Engie acquiert Mobisol, le spécialiste des systèmes hors réseau au Kenya, en Tanzanie, au Rwanda. Cette société était en redressement judiciaire depuis avril 2019.

Engie est déjà présent dans six pays africains à travers Fenix International (Ouganda, en Zambie, au Nigeria, au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Mozambique) depuis son rachat en 2017 et a développé sa propre entreprise Engie PowerCorner en Tanzanie et en Zambie

PV Magazine du 4 septembre

NDLR   On comprend bien l’intérêt d’Engie de se déployer en Afrique : c’est prendre une place dans l’émergence électrique d’un continent. De ce côté, cette acquisition s’explique. En revanche, la faillite de Mobisol s’explique par la difficulté de gérer des activités économiques dans un univers totalement différent : les relations économiques sont d’abord des relations humaines à base de hiérarchie inconnue des occidentaux et où les coutumes obligent celui qui dispose de quelque chose, même si ce quelque chose ne lui appartient pas, de partager avec la famille au sens large : les oncles, cousins ou habitants du village. De plus, les occidentaux sont tous considéré comme riches en pays musulman, voler un blanc, n’est pas voler ! Aller faire du commerce dans ces conditions est bien difficile. Bien rares sont les sociétés françaises installées en Afrique qui ont vécu longtemps.

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LA FILIÈRE
 
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L’énergie photovoltaïque est déjà moins chère que le prix moyen de l’électricité sur le marché spot en Europe.

Le coût moyen actualisé de l’énergie (LCOE) produite par les projets photovoltaïques à grande échelle varie actuellement de 24 €/MWh dans le sud de l’Espagne à 42 €/MWh en Finlande, et cela avec un coût du capital de 7 % par an. C'est moins cher que le prix de l'électricité sur les marchés spot sur plusieurs marchés européens, qui s'établissent à 47 € / MWh en Finlande et 57 € / MWh en Espagne. L’énergie photovoltaïque est compétitive sur le marché libre sur six pays par le biais de contrat de vente bilatéraux ou de la vente directe d’énergie sur le marché spot, selon l'ETIP PV

Le prix de l'énergie durant la journée devrait baisser du fait de l'augmentation de la part du solaire dans le mix énergétique.

Le prix de l'énergie à Malaga atteint actuellement 39 € / MWh avec le stockage de 1 kWh / kWc, et 54 € / MWh avec 2 kWh/kWc. Ce niveau est compétitif par rapport au prix moyen de l’électricité sur les marchés spot de Rome et de Malaga

https://www.pv-magazine.fr/2019/09/03/le-lcoe-solaire-est-moins-eleve-que-le-prix-de-lelectricite-sur-le-marche-spot-en-europe/

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/pip.3189

PV Magazine du 3 septembre

NDLR    Que l’univers photovoltaïque va vite, ou bien que les scientifiques évoluent dans leurs analyses ! Tout à coup, on s’aperçoit que le coût de l’électricité solaire est largement inférieur à celui du marché spot, c'est-à-dire de l’électricité en surplus. Ceci pose les deux questions suivantes : quel est le sérieux de l’ETIP PV ? Comment se fait-il qu’on constate aujourd’hui que le solaire est moins cher que le marché spot et qu’on n’ait pas été prévenu de l’évolution ?

Si cela est vrai, c’est un changement majeur dans la relation entre l’électricité solaire et la fourniture d’électricité conventionnelle. En effet, c’est une chose de dire que le kWh solaire est moins cher que le kWh provenant du gaz (par exemple) ; c’est une autre de dire que le producteur du kWh brade sa production sur le marché. Or sur le marché, comme on vend un surplus, on essaie d’en tirer une rémunération, mais comme l’énergie n’est pas stockable, dès qu’on peut la vendre au-dessus de zéro, c’est presque du bénéfice ! Et on compare ce quelque chose au prix de revient de l’énergie solaire !


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La location de toits, première étape pour une généralisation des installations résidentielles

Le solaire suisse se développe avec le système de location des toits : des investisseurs financent les installations et revendent la majeure partie de l'énergie produite aux occupants des bâtiments sur lesquelles elle sont installées. Ce système a un peu réactivé le marché suisse.

Les financeurs sont des fournisseurs d'électricité ou des investisseurs attirés par un placement sécurisé sur 25 ou 30 ans

PV Magazine du 7 septembre

NDLR   C’est ce procédé qui a lancé les installations photovoltaïques aux Etats-Unis. Il a permis de propulser de nombreuses entreprises (SolarCity, Sunrun, ...) avec des taux de croissance particulièrement élevé. Il est normal que ce procédé ait du succès en Suisse, car les propriétaires ne peuvent qu’être réticents à installer des panneaux sur leur toit, ne connaissant pas les effets sur leur habitation. Si des tiers leur assurent un revenu ou une électricité moins chère et une garantie d’intégrité de leur habitation, ils ne peuvent qu’être d’accord. Ce système va stimuler les installations dans un premier temps. Ensuite, les propriétaires passeront à l’acquisition en propre de leur installation.


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En Oregon, les panneaux en hauteur favorisent l'agriculture

Concomitamment à l'étude faite dans la région plutôt désertique de l'Arizona (Des panneaux en hauteur favorisent l'agriculture), l'université d'Etat de l'Oregon a mené la même enquête sur des terres cultivées, des prairies et des zones humides. L'étude a remarqué que les performances de l’énergie solaire sont les plus élevées si son environnement est hautement isolé, légèrement humide, par vents faibles et à température modérée, telles que les terres cultivées, les prairies et les zones humides. La végétation sait utiliser l'eau disponible. L'agriculture repose également sur la collecte de la lumière et la chaleur du soleil.

La présence de panneaux photovoltaïques semi-transparents au-dessus de la végétation n’empêche pas sa croissance. Le rendement de certains légumes est même amélioré. Certaines variétés de laitue ont de meilleurs rendements à l'ombre que sous le plein soleil ; d'autres variétés produisent essentiellement le même rendement sous ciel ouvert et sous panneaux photovoltaïques.

L'université de l'Arizona confirme ce constat : les plantes ont trois facteurs de croissance : la température de l'air, l'exposition directe au soleil et l'eau. Les panneaux photovoltaïques offrent un ombrage aux cultures ce qui instaure un climat plus doux que la culture à l'air libre en plein soleil. Les panneaux créent un air plus humide favorisant la croissance des plantes. Ainsi, chaque opération d'irrigation soutenait la croissance des cultures pendant plusieurs jours, alors qu’elle n’est utile que pendant quelques heures dans les pratiques agricoles actuelles. L'humidité est constamment 15 % plus élevée à l'abri de ces panneaux qu'en dehors.

De même, les panneaux bénéficient de cette humidité. Elle contribue à les rafraichir et donc à mieux produire de l'énergie.

https://www.energytrend.com/news/20190906-15146.html

EnergyTrend du 6 septembre


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Des panneaux en hauteur favorisent l'agriculture

En Arizona (Etats-Unis), des panneaux solaires installés au-dessus de cultures vivrières (poivrons chiltepin, piment jalapeño et tomates cerises) dans des zones arides font d'obtenir trois fois plus de poivrons, deux fois plus de tomates, la même quantité de piment que sur une terre non recouverte de panneaux.

Avec des capteurs installés sur le sol et aussi à une profondeur de 5 cm pendant l'été, les scientifiques ont observé les conditions microclimatiques telles que la luminosité, la température de l’air et l’humidité relative, la température du panneau photovoltaïque, l’humidité du sol, la consommation d’eau d’irrigation, la fonction éco-physiologique des plantes et la production de biomasse végétale.

Les panneaux ont un impact positif sur la température de l'air, la lumière directe du soleil et l’humidité atmosphérique. L’ombre fournie par les panneaux photovoltaïques a entraîné des températures pendant la journée plus fraîches et des températures nocturnes plus élevées par rapport au système de culture traditionnelle à ciel ouvert. Il y avait davantage d’humidité dans l’air.

Chaque opération d’irrigation pouvait soutenir la croissance des cultures pendant des jours, et pas seulement pendant des heures, comme dans les pratiques agricoles actuelles.

Même les panneaux ont moins surchauffé à cause de l'émission d'eau par la transpiration des plantes

Le suédois Vattenfall a l 'intention de réaliser des premiers essais agrivoltaïques aux Pays-Bas.

Si l'utilisation de panneaux PV en hauteur confirment ces résultats, ceci permettrait de résoudre le conflit des terres et l'alternative pour cultiver ou pour produire de l'énergie

PV Magazine du 4 septembre

NDLR    Cette expérience en Arizona dans un pays très chaud doit être rapprochée de l’article de la semaine dernière rapportant l’expérience de Fraunhofer au Vietnam (Le photovoltaïque, toit de protection et outil de production au Vietnam). On y constatait que la pose de panneaux solaires en hauteur assurait une protection des bassins de pisciculture. Il en résultait une croissance plus rapide des crevettes et une réduction de l’évaporation, ce qui limitait les apports d’eau.

Installer des panneaux en hauteur au-dessus des activités agricoles est peut-être la solution pour éviter le conflit entre agriculture et production d’énergie. Si en plus on y trouve un avantage dans la pousse plus rapide ou plus abondante des plantes, on obtiendra deux avantages simultanément ce qui fera généraliser très vite cette installation.

Fraunhofer avait déjà attiré l'attention en novembre 2017 sur les gains obtenus par l'agriculture sous des panneaux solaires cf Il est possible de cultiver sous des panneaux solaires. Il fournissait déjà bien des résutlats probants qu'on ne fait que découvrir aujourd'hui
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LE MONDE
    
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  La production chinoise du 1er semestre. Comtec veut se retirer du marché

Les gigantesques projets de certains fabricants chinois font craindre à Comtec une surcapacité industrielle et une lutte à mort entre acteurs du marché. La direction préfère céder ses usines et sous-traiter sa production, le temps que l'orage passe, et se consacrer à la réalisation de projets ou bien aux opportunités commerciales de batteries au lithium et de véhicules électriques.

Ainsi, la direction poursuit la réduction de ses salariés et est prêt à céder des actifs immobilisés dont l'utilisation est faible.

Tous les industriels du secteur photovoltaïque suivent une démarche inverse, celle d'augmenter considérablement leur production manufacturière. Ainsi l'association chinoise de l'industrie PV (CPIA) indique qu’au cours des six premiers mois de l'année par rapport à la période correspondante de 2018, les fabricants chinois ont produit 26 % de plaquettes en plus portant la production à 63 GW. Ils ont manufacturé 31 % de cellules solaires supplémentaires. Ils ont produit 12 % de panneaux en plus, atteignant 47 GW.

Au premier semestre, Comtec a subi une baisse de 33 % de son chiffre d'affaires à 67 M RMB et a réduit de 76 % sa perte nette à 24 M RM (3,4 M$) soit tout de même une marge nette négative de 36 %, ce qui est considérable. Cette perte proviendrait, selon la société, de la renégociation d'achat à long terme de silicium.

Pour maintenir sa cotation à la bourse de Hong Kong, la société a émis des actions afin de collecter des capitaux qui seront utilisés pour des investissements en aval, notamment sur les systèmes photovoltaïques commerciaux sur les toits industriels et industriels. Au premier semestre, Comtec a raccordé 15,3 MW et vendu cinq projets de toits connectés au réseau. La société a commencé à travailler sur 20 MW de projets

PV Magazine du 6 septembre

NDLR    Comtec ne fait que tirer les conséquences de la volonté de grands fabricants d’occuper le marché et d’éliminer les petits producteurs. Cette décision est sage car attendre davantage aurait conduit la société à la faillite. Elle a peut-être une chance de survie.

 Le choix de réaliser des investissements dans des centrales immobilise d’importants capitaux. Comtec n’en n’a plus beaucoup.


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Les exportations de panneaux chinois au premier semestre des dix principaux acteurs

Les fabricants chinois ont été obligés de se tourner vers l'exportation en ce début d'année 2019. C’est la conséquence de la conjoncture médiocre en Chine où il n'a été installé que 11,4 GW (en recul de 53 % sur l'an dernier) en six mois. Certains de ces producteurs sont parvenus à augmenter considérablement leurs exportations : JinkoSolar et JA Solar (+ 33 %) ainsi que Risen (+ 71 %). Les autres sociétés ont été moins performantes. Ces augmentations expliquent la volonté des entreprises d'augmenter considérablement leurs capacités de production, d'autant que le marché chinois devrait repartir après les décisions des autorités chinoises de supprimer les subventions et de laisser les entreprises trouver des débouchés par elles-mêmes

Company H1 2019 shipments (MW) Ranking H1 2018 shipments (MW) Ranking variations
Jinko 6 423 1 4 809 1 34%
Trina ? ? 4 000 2 -
JA Solar 5 000 2 3 750 3 33%
CSI 3 718 3 3 320 4 12%
LONGi 3 193 4 3 232 5 -1%
Risen 2 780 5 1 627 9 71%
GCL 2 200 6 2 340 6 -6%
Chint 2 000 7 N/A ? -
SF (Suntech) 1 799 8 1 950 7 -8%
Talesun 1 500 9 1 800 8 -17%
           
total 28 613   26 828   7%

 

PV Magazine du 5 septembre

NDLR    Ces chiffres sont intéressants : les 28,6 GW exportés s'ajoutent aux installations en Chine (11,4 GW) soit 40 GW. Il faudrait ajouter les exportations de Trina Solar et celles des entreprises moins importantes (au-delà des dix premières). On parviendrait à 47 GW produits en Chine au 1er semestre (cf La production chinoise du 1er semestre. Comtec veut se retirer du marché). C’est bien en dessous de la capacité annuelle de production des industriels qui était de 175 GW à fin 2018 (soit 87 GW sur un semestre), auquel il faudrait ajouter les mises en service récentes. Un taux d’utilisation (au maximum) de 54 %  est faible et indique que de nombreux fabricants sont en difficulté

Dans ce tableau, on a retenu la production de LONGI et non la seule partie exportée cf LONGi obtient une marge nette semestrielle de 14,2 % et accélère ses investissements de capacité

Il y a contradiction entre les deux textes : ici, le volume exporté a diminué alors que la société affirme qu'elles ont triplé
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LES PRODUITS
  
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Les batteries lithium-ion de plus de 100 MW

Les batteries sont de plus en plus nombreuses et puissantes car elles ne font plus seulement la régulation du réseau mais le stockage d'énergie. Désormais les plus importantes ont dépassé les 100 MW et se rapprochent des 500 MW. Pour cela, elles sont emballées dans des boîtiers à température contrôlée et réagissent bien plus rapidement qu'une centrale à charbon ou même qu'une centrale à gaz.

Elon Musk a fourni la plus grande batterie lithium-ion à un parc éolien en Australie du Sud en 2017. Ce projet conserve le titre de plus grande batterie deux ans plus tard en exploitation. Mais ce record va vite être dépassé. Ci-dessous, les huit projets de plus de 100 MW classé par ordre croissant

La 8ème plus puissante : Neoen Hornsdale: 100 MW / 129 MWh sera mise en ligne en novembre 2017

La 7ème est Strata Oxnard: 100 MW / 400 MWh sera mise en ligne en décembre 2020 ; elle est située sur la côte californienne ; elle remplace une centrale au gaz.

La 6ème est AES Alamitos : 100 MW / 400 MWh sera en ligne en 2021. AES a compris comment réaliser des batteries de grande taille dès 2014 lorsqu'il a signé ce contrat avec Southern California Edison, afin de remplacer plusieurs usines à gaz en Californie.

La 5ème est AES Arizona: 100 MW / 400 MWh sera en ligne en 2021. Elle est destinée à la compagnie d'électricité Utility Arizona Public Service (APS) qui dispose d'énergie solaire en milieu de journée et en a besoin le soir. Une explosion a secoué une de ses batteries.

La 4ème est la centrale Tesla Moss : 182,5 MW / 730 MWh sera mise en ligne en décembre 2020. Elle sera installée sur les terrains de PG & E dans la sous-station Moss Landing, le long de la côte au centre de la Californie. Tesla compte fournir de l'électricité à l'opérateur de réseau CAISO.

La 3ème est la centrale NextEra Skeleton Creek de 200 MW / 800 MWh sera en ligne en 2023. Elle sera connectée à une centrale solaire et à un parc éolien, ce qui en fera la plus grande centrale triple hybride du pays. NextEra a signé cet accord pour la Western Farmers Electric Cooperative, qui devait créer de nouvelles capacités énergétiques. La production d’énergie solaire et éoliennes y est favorable. La batterie répond plus vite que le gaz à une demande d’énergie.

La 2ème est la centrale Vistra Moss Landing de 300 MW / 1 200 MWh ; elle sera mise en ligne en décembre 2020. Elle était destinée à PG & E avant sa faillite, afin de réduire sa dépendance envers les centrales à gaz

Le n° 1 est le centre de stockage d'énergie FPL Manatee de 409 MW / 900 MWh. Il sera mis en ligne en fin 2021. Il est destiné à la compagnie d'électricité Florida Power & Light qui s'est lancée aussi dans la construction de centrales solaires. Cette batterie sera installée en Floride   

GreenTech Media du 3 septembre


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30 à 40 % d'argent en moins pour métalliser les panneaux

Des chercheurs de Fraunhofer ISE et des industriels allemands ont amélioré le processus de métallisation des cellules solaires en silicium. Ceci pourrait réduire le coût des panneaux et réduire considérablement les pertes de puissance au niveau des doigts de contact.

Le procédé consiste à réduire la fine bande d'argent pour joindre les cellules : la largeur des contacts atteint 19 microns sur une hauteur de 18 microns en une seule étape d'impression. C'est à comparer avec les procédés actuels qui ont une dimension de 30 microns. De plus, cette fine bande améliore également les propriétés électriques des panneaux.

https://www.pv-magazine.com/2019/09/06/new-metallization-process-cuts-silver-demand-for-modules-by-30/

PV Magazine du 7 septembre

NDLR    A constater le nombre de procédés industriels ou inventions qui sont annoncés, on se dit que l’industrie photovoltaïque en Europe doit bien se porter. Alors, on se tourne vers les fabricants et on constate qu’ils sont bien peu nombreux et qu’il n’y a aucun producteur d’importance. Qui va profiter de ces mises au point ou découvertes ? Les chinois ? Il y a quelque chose qui ne va pas dans la conception et le fonctionnement de la filière photovoltaïque. Elle s’arrête aux centres de recherche !


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Les études paraissent pour montrer l'intérêt des plus grandes plaquettes (la M6)

Depuis 2018, le débat sur le format des plaquettes est vif. Plusieurs fabricants proposent des tailles de 156,75 mm, 157,0 mm, 157,75 mm, 158,75 mm, 161,7 mm, 166 mm. La diversité des formats a déstabilisé le marché.

En décembre 2013, quelques sociétés PV (dont LONGi) ont annoncé qu'elles adoptaient les plaquettes monosilicium (appelées M1) de 156,75 x 156,75 mm (ayant 205 mm de diamètre) ainsi que des plaquettes dénommées M2 de 156,75 x 156,75 mm de type p (ayant 210 mm de diamètre). Il a fallu six trimestres pour achever la normalisation.

Actuellement, les équipements des producteurs de plaquettes, cellules et panneaux sont conçus pour adopter différentes tailles jusqu'à 166 mm.

La plus grande taille est celle qui fournit le plus d'énergie. Une nouvelle fois, LONGi dirige la mutation des formats et montre l'exemple en adoptant d'ici fin 2020 cette dimension de plaquettes dans la majeure partie de sa capacité de production, soit 65 GW. La société évoque la réduction de coûts de telles plaquettes aux différentes étapes de la production de panneaux. Les développeurs qui sont particulièrement attentifs à la parité réseau, apprécient tout petit gain acquis par rapport au prix du réseau. Ils ont une préférence pour les panneaux ayant une puissance supérieure à 400 Wc

Les études sur des panneaux de 425 Wc, 390 Wc, 330 Wc et 280 Wc ont montré que le coût en équipements électriques (BoS) du panneau utilisant des plaquettes monosilicium M6 de 425 Wc est inférieur de 0,08 RMB à celui de panneaux n’ayant que 390 Wc. Le panneau 425 Wc s’impose dans les installations de rack et de câblages en courant continu. Toutes les composantes des panneaux ne bénéficient pas d’une évolution proportionnelle à la puissance des panneaux. Par exemple, le coût de la transmission au compteur de contrôle reste constant. On a constaté que si la puissance du panneau augmente de plus de 25 %, le coût unitaire du système de suivi sera réduit d’environ 15 %.

Il n'y a pratiquement aucun changement dans le nombre de panneaux de chaîne 1.500 V et 1.000 V utilisant le format M6, ce qui entraîne une réduction significative du prix unitaire des suiveurs.

TBEA utilise des panneaux de 72 cellules depuis 2012. Il a également mesuré des panneaux de 310 W à 430 W et a constaté que le coût de l'énergie par watt était considérablement réduit grâce à l'augmentation du rendement des panneaux. Le coût du BoS a également été réduit. Chaque augmentation de 5 W de la puissance du panneau réduit le coût total de 0,00103 RMB.

TBEA, Aiko, Risen et Chint proposent des panneaux de 166 cm. De nombreuses installations à l’étranger sont équipées des panneaux à 72 cellules. Le panneau Hi-MO4 de LONGi utilisant la plaquette mono M6 sera bientôt lancé sur le marché mondial. Selon LONGi, les commandes potentielles de panneaux ont déjà dépassé 2 GW dans le monde.

Blog de PV Tech du 28 août


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Le panneau d'Insolight (au rendement de 29 %) va passer à la préindustrialisation

Plusieurs instituts de recherche européens (projet Hiperion) ont reçu un financement de 10,6 millions d’euros de l’Union Européenne afin de mettre en place une ligne de production pilote d’un panneau à haute efficacité développé par l’entreprise suisse Insolight. Le panneau associe des cellules multi-jonctions à haute efficacité et une lentille de concentrateur solaire. Il a déjà démontré une efficacité de 29 %.

Ce projet veut montrer que cette technologie peut être rentable et intégrée aux opérations de fabrication de silicium cristallin.

Comme indiqué ici en septembre 2016 (Un panneau fixe qui parvient à une conversion de 36,4 %), le panneau est constitué de lentilles optiques qui concentrent la lumière sur une cellule de 1 mm². Un dispositif fait évoluer les lentilles de quelques millimètres horizontalement, pour garder les rayons concentrés et alignés sur la cellule. Il en résulte un panneau ayant une efficacité de 29 % et le rendement des cellules 36 %.

https://www.pv-magazine.fr/2019/09/05/la-solution-solaire-de-lere-spatiale-en-route-vers-la-production/

https://actu.epfl.ch/news/des-panneaux-solaires-residentiels-deux-fois-plus-/

PV Magazine du 5 septembre

NDLR     En 2016, et avec la confirmation de Fraunhofer, il était annoncé un taux de conversion de 42 % sur la cellule et de 36,4 % pour le panneau. Les cellules sont constituées d'un certain nombre de couches qui capturent des longueurs d'ondes différentes. Le dispositif important du système est le micro-suiveur qui capture 100 % des rayons du soleil quel que soit l'angle d'incidence.

Trois ans après l'annonce de ce procédé, on va développer une ligne pilote au cours des quatre prochaines années pour montrer que la technologie peut être rentable en testant la production de masse et le processus d'assemblage. Il est encourageant de constater qu'un produit de chercheurs va évoluer vers la mise en production.
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LES SOCIÉTÉS
    
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LONGi obtient une marge nette semestrielle de 14,2 % et accélère ses investissements de capacité

Anticipant une forte hausse de la demande et le succès de ses panneaux monocristallins, LONGi accélère son projet d'augmentation des capacités de production : il avance d'un an la mise en place d'une capacité de production de plaquettes afin d'atteindre 65 GW fin 2020 (contre 50 GW prévus précédemment) à comparer aux 36 GW prévus pour la fin 2019.

La capacité de production de panneaux qui devrait atteindre 16 GW fin 2019, se situerait à 25 GW fin 2020 et 30 GW fin 2021.

Les comptes du 1er semestre font état d'un chiffre d'affaires de 14,1 milliards de RMB (1,97 milliard de dollars), une baisse de 32 % des coûts de production en un an et un bénéfice net de 2 milliards de RMB (marge nette de 14,2 % du CA). En six mois, la société a livré 2,1 milliards de plaquettes monosilicium, 712 MW de cellules et 3.193 MW de panneaux dont 2,4 GW exportés (soit trois fois plus que les exportations 2018).

PV Magazine du 4 septembre

NDLR    Lorsqu’on obtient une marge nette de 14 %, on dispose de ressources financières pour investir massivement. C’est ce que fait LONGi en accélérant le rythme de ses investissements.

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