L R AS Publié le dimanche 08 septembre 2019 - n° 288 - Catégories : Afrique

L'Afrique un nouvel eldorado ou bien le continent des châteaux en Espagne

La consolidation se poursuit sur le marché africain des énergies renouvelables hors réseau. Deux opérations ont eu lieu la semaine dernière : le japonais Mitsubishi investit 50 millions de dollars dans BBOXX, société spécialisée dans la domotique solaire à la carte et fortement implantée en Afrique subsaharienne. Engie acquiert Mobisol. Les investisseurs (Total, EDF, E.ON et Shell , Engie, Mitsubishi,...) voient dans l'Afrique une terre d'avenir pour leur activité

que ce soit l'électricité mais aussi d'autres services publics. Ceci explique qu'ils aient investi deux milliards de dollars dans le monde au cours du seul premier semestre.

Le système retenu est le paiement de l'utilisation de l'électricité consommée. Ceci signifie que les compagnies d'électricité doivent investir dans l'infrastructure puis amortir les dépenses par le montant des consommations. Ce déséquilibre pèse sur les bilans des investisseurs qui ont toujours besoin de capitaux pour financer de nouvelles extensions de la zone d'activité. Or, les africains ne sont pas habitués à cette pratique. Pourtant certaines compagnies sont presque à l’équilibre financier et peuvent élargir rapidement leur zone d'activité. Elles ont installé des logiciels, du matériel et des outils de vente tout au long de leur activité.

Un autre marché prometteur est le mini-réseau qui consiste à fournir de l'énergie à un groupe de villageois ou à tout un village. Engie exploite actuellement 12 mini-réseaux en Tanzanie et un en Zambie.  D'autres observateurs estiment que les mini-réseaux sont encore immatures car ils exigent d'importants dépenses équipement. Les compagnies cherchent des financements extérieurs pour étendre leur réseau dans une perspective de très long terme.

GreenTech Media du 6 septembre

NDLR    Notre commentaire sur l’acquisition de Mobisol (Engie acquiert Mobisol installé au Kenya, en Tanzanie, au Rwanda) est aussi d’actualité ici. Viser un équilibre financier des activités africaines à dix ou vingt ans est un vrai pari. Il y aura bien d’autres occasions d’acquérir des fonds de commerce de sociétés en faillite dans les années prochaines qui auront installé des infrastructures, qui auront essuyé les plâtres et qui auront épuisé leurs ressources financières.

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