L R AS Publié le jeudi 11 juillet 2019 - n° 285 - Catégories : achat-vente d'actifs

Le suisse ABB cède sa branche onduleurs solaires et verse 470 M€ à l'acheteur

Le suisse ABB cède sa branche onduleurs solaires et verse 470 M€ à l'acheteur, l'italien Fimer. Le but de cette opération

est de se retirer d'un marché soumis à une pression croissante des prix. C'est que les ventes d'ABB d'onduleurs solaires ont considérablement diminué depuis le rachat de cette activité en 2013. L’objectif est de se reporter sur des activités à meilleure marge bénéficiaire que celui des onduleurs solaires.

Cette forte pression sur les prix incite un certain nombre d'industriels à abandonner le secteur : en janvier 2019, Kaco New Energy a vendu sa filiale coréenne d’onduleurs centraux à OCI Power, puis a vendu en février son activité d'onduleurs photovoltaïques à Siemens

En mars 2019, Schneider Electric a confirmé la fin de son activité d'onduleurs pour les centrales pour se repositionner vers les segments résidentiel, commercial et industriel, et vers sa plate-forme Internet des objets, EcoStruxure.

Le chinois Huawei et Sungrow occupent 22 % et 15 % du marché ; SMA est à 8 % du marché ; ABB détenait 5 %. C'est le résultat d'une compétitivité par les prix

GreenTech Media du 9 juillet

NDLR    On faut lire dans ce retrait davantage qu’un simple désengagement. Il s’agit d’un tournant dans la recomposition de l’industrie des onduleurs à l’échelle mondiale. Au profit de la Chine. Conservant son marché intérieur à l’abri de la concurrence étrangère, les sociétés chinoises peuvent facilement instaurer des prix bas à l'étranger tant à cause de leur coût de production que par une volonté systématique de conquête des marchés. Quelle est la part des deux facteurs dans cette situation, il est difficile de le déterminer. Ce qui est certain, c’est que si ABB paie l’acheteur pour se débarrasser de son activité onduleurs, c’est qu’il est en forte perte. Pourtant ABB a des usines de production en Inde qui devraient permettre de proposer des prix bas. Alors, est-ce la gestion lourde et coûteuse d’un grand groupe ? Est-ce la politique de dumping des chinois ?

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