L R AS Publié le lundi 08 juillet 2019 - n° 284 - Catégories : tarifs France

Réactions aux résultats de l'appel d'offres CRE 4-7

Selon la CRE :

Cette septième période s’est avérée non concurrentielle dans la mesure où le volume déposé ne représentait que 74 % de la puissance recherchée et ce, malgré un doublement de la puissance cumulée des dossiers déposés par rapport à la sixième période de candidature. Après plusieurs années de baisse progressive,

les prix demandés par les candidats sont en forte hausse – entre + 19 % et + 27 % selon la famille – par rapport à la cinquième période, dernière période où la puissance déposée excédait la puissance recherchée. Rien ne permet de justifier une telle hausse. En outre, les coûts déclarés par les candidats sont en légère baisse par rapport aux dossiers déposés aux précédentes périodes. Dès lors, « la hausse des prix est donc assurément la conséquence de l’anticipation par les candidats du défaut de concurrence à la présente période de l’appel d’offres, dans la continuité des résultats observés à la sixième période ».

La CRE a constaté que certains projets proposés étaient à un prix plus élevé que ceux des projets éliminés ou non retenus lors des précédentes enchères (14 projets ayant une hausse moyenne de 13 € le MWh). D'autres projets reprennent des projets antérieurs déjà lauréats, avec des tarifs majorés sur le passé (26 projets identifiés pour une hausse moyenne de 20 € / MWh). La CRE estime que ces candidats aient décidé de saisir l’opportunité d’un probable défaut de concurrence afin d’être de nouveau désignés lauréats à un tarif plus élevé. Au total, leur coût atteint 90 M€ de surplus sur le prix moyen du 5ème appel d'offres.

La CRE veut trouver une parade à cette dérive en réduisant le volume proposer, en reportant la date du prochain appel d’offres, en baissant les prix plafonds pour éviter des offres à des prix majorés. La CRE suggère d'éliminer les 20 % de projets (en puissance cumulée) les moins bien notés lorsque les volumes des projets conformes sont inférieurs ou à peine supérieurs aux volumes recherchés.

Tecsol du 1er juillet

NDLR   On touche là aux limites des appels d’offres. Une entente entre les candidats pour proposer des prix plus élevés que ceux qu’ils pourraient obtenir en cas de forte concurrence. La hausse de 19 % à 27 % des prix ou un montant de 90 M€ supplémentaires sur un seul appel d’offres n’est pas acceptable surtout en période de baisse des prix des panneaux, et alors que l’Etat annonce qu’il veut être exemplaire

Faut-il avoir recours à un autre système d’attribution ? Ou suffit-il de corriger les parties défaillantes comme le propose la CRE ? La haute administration se croit capable de diriger le pays et de le régenter. Là comme dans nombre d’autres domaines, elle montre ses défaillances, car les entreprises privées sont plus agiles et plus habituées qu’elle aux pratiques des affaires. Elle ne connait pas les conditions concrètes de l’économie. Elle laisse des failles dans lesquelles les entreprises s’engouffrent tous les jours

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Selon Atlansun :

Son président d'Atlansun s'étonne des résultats de la dernière tranche de l'appel d'offres publiés le 26 juin. « Cet appel d’offres a été souscrit à seulement 50 % du volume appelé. Pourtant 20 % des dossiers éligibles n’ont pas été retenus. Ceci s’est fait en totale contradiction avec le cahier des charges en cours de validité pour cette tranche. Il n’y aura donc que 40 % du volume possible qui a été alloué, ce qui va à l’encontre des ambitions de la PPE, freine le dynamisme de notre filière solaire et ralentit notre Transition Energétique que nous voulons efficiente ». Il demande au ministre de bien vouloir revoir l'attribution de cet appel d'offres.

Tecsol du 2 juillet

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