L R AS Publié le lundi 08 juillet 2019 - n° 284 - Catégories : pays europ.

Aux Pays-Bas, le réseau accepte avec difficulté les livraisons d'énergie solaire

Aux Pays-Bas, le réseau accepte avec difficulté les livraisons d'énergie solaire. Les prochains projets photovoltaïques qui solliciteront des subventions en automne 2019 dans le cadre du programme SDE+, devront avoir obtenu

des points de connexion de la part des opérateurs de réseau. Le but est de réduire la congestion du réseau.

Les opérateurs de réseau n’ont pas assez anticipé et investi pour absorber la production photovoltaïque, alors que le rythme des installations où l’éolien terrestre était plus facile à assimiler.

Selon les acteurs du secteur, l’arriéré de régimes existants soutenus par SDE est important. Le gouvernement compte maintenant le résoudre. Selon ses estimations, 8,5 GW de projets ont été subventionnés entre 2016 et 2018.

En vertu de la législation en vigueur, les projets solaires de moins de 1 MW ont 18 mois pour être achevés ; les centrales de plus de 1 MW sur les toits ont trois ans ; les centrales montées au sol ou flottantes ont quatre ans pour achever la construction après l’attribution de SDE +. Les applications photovoltaïques sur le toit ont été « relativement mal préparées ». Le degré de réalisation des projets [sur les toits] est le plus faible (60 % en moyenne) et le taux d'abandon fluctue autour de 40 % ».

PV Tech du 3 juillet

NDLR     Il ne suffit pas de produire, mais il faut pouvoir valoriser l’énergie obtenue. Ceci oblige les gestionnaires de réseau à organiser leurs infrastructures. Autant avec une production régulière issue des générateurs à combustibles fossiles, c’était simple à prévoir, autant des énergies renouvelables intermittentes créent d’autres conditions d’absorption par le réseau. Si ceci n’est pas fait, la congestion du réseau guette.

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